Le secrétaire général du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Dihoulné Laurent a présidé la cérémonie de lancement de l’atelier régional sur le renforcement des mécanismes de coordination et de communication pour appuyer la production et la diffusion d’alerte précoce en Afrique centrale, le mardi 10 février à N’Djaména. Les experts sont réunis pendant deux jours afin de réfléchir sur les mesures urgentes concernant les risques climatiques.
Ces dernières années, la sous-région Afrique centrale fait face à des aléas climatiques, tels que les inondations, des vagues de chaleur et la sécheresse. Malgré les efforts des gouvernements pour limiter les dégâts du changement climatique, les risques demeurent grands. « C’est dans ce contexte que, nous voulons à travers cet atelier définir des stratégies efficaces pour une coordination harmonisée afin d’avoir des mécanismes d’alerte plus sûrs. Les risques climatiques nécessitent des réponses urgentes », a expliqué le directeur général de l’Agence nationale de la Météorologie, Patallet Bianpambé. Le but de cet atelier est de mettre en place un système dynamique afin de mobiliser les partenaires pour soutenir les actions des différents Etats.
Les effets du climat affectent le cadre de vie des populations et des infrastructures. La raréfaction des ressources financières accentue les chocs climatiques. Selon la représentante de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Dr Mariane Diop Kane, les populations de l’Afrique centrale payent le lourd tribut du changement climatique. Elle souligne que, pour faire face aux aléas climatiques, il faut des données scientifiques fiables et renforcer la résilience des populations. « Cette rencontre est un espace stratégique, de dialogue et de partage d’expériences pour rendre actifs les services d’alerte. Nous devons renforcer la collaboration pour espérer avoir des résultats probants. Nous cherchons des solutions pratiques », a-t-elle affirmé. Dr Mariane Diop Kane a réitéré l’engagement de son institution à soutenir les initiatives africaines de lutte contre le changement climatique.
Le chargé de programme sur le système d’alerte précoce en Afrique centrale, Muliro Mashauri a, pour sa part, indiqué que les bases techniques, la volonté politique et le cadre juridique solide pour contrecarrer les aléas du climat existent, mais le problème se pose au niveau d’harmonisation de la chaine. « Nous avons la responsabilité de protéger les populations en leur fournissant des données crédibles », a-t-il martelé.
Sensibiliser les populations en langues maternelles
Le secrétaire général du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie, Dihoulne Laurent a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre. « L’Afrique subit de plein fouet les effets du changement climatique. Les inondations sont constantes. Ces chocs climatiques entravent la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) », a-t-il souligné. Il a ajouté que, la fiabilité et l’efficacité des systèmes précoces peuvent sauver des vies. Dihoulne Laurent a insisté sur l’élaboration des procédures opérationnelles, la qualité des données, la communication qui doit être faite en langues maternelles dans les médias en tenant compte du contexte de chaque localité. Il a remercié les partenaires, tout en les appelant à plus d’engagement afin de sécuriser les centres régionaux et les services nationaux météorologiques.
Kary Amadou












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