A l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation aux problèmes des mines et l’assistance à la lutte anti-mines, célébrée le 4 avril 2026, le coordonnateur national du Haut-commissariat national de déminage(HCND), général Brahim Djibrine Brahim, a fait une déclaration au siège de ladite institution au quartier Farcha, le 3 avril 2026. Il a interpelé les partenaires sur le respect de leurs engagements.
« Investir dans la paix, investir dans la lutte anti-mines », tel est le thème de cette année pour la lutte contre les mines dans le monde entier. Pour le coordonnateur national du HCND, général Brahim Djibrine Brahim, cette journée réaffirme le rôle essentiel que joue la lutte anti-mines pour assurer la paix et favoriser le développement durable. « Le thème est une vérité fondamentale, car la paix ne peut être durable là où les mines et les restes explosifs de guerre continuent à mettre en danger la population et d’entraver les efforts de développement », a-t-il déclaré.
D’après lui, cette journée offre l’occasion de faire le bilan général sur les victimes et les restes explosifs de guerre au Tchad « en effet, plus de 3 900 victimes sont enregistrées dans notre base de données dont la majorité, des enfants ». Parmi ces victimes, il y a 20 % qui ont succombé suite de leurs blessures, 10 % se sont en sorties avec amputation de leurs membres supérieurs ou inférieurs et 5 % ont perdu l’usage de leurs organes visuels ou auditifs. Outres ces pertes en vies humaines et diverses infirmités, a-t-il relevé, la présence des mines et restes d’explosifs de guerre enfouis dans le sol tchadien soustrait de facto d’importantes régions à la dynamique de développement socio-économique du pays. « Au Tchad, l’élimination des mines et restes explosifs de guerre constitue un préalable à la mise en œuvre de nombreux projets de développement. C’est pourquoi, le gouvernement accorde une priorité et attention particulière au programme national de déminage humanitaire dont l’ultime but est l’éradication de ce fléau », a renforcé le coordonnateur national du HCND, le général, Brahim Djibrine Brahim.
Selon lui, la lutte contre les mines et restes explosifs de guerre constitue incontestablement un domaine dans lequel la solidarité internationale devrait s’imposer au-delà des interrelations avec le développement de la lutte anti-mines est avant tout une action humanitaire et sociale. Lançant un appel à la conjugaison des efforts au plan humain, technique et financier, le coordonnateur a demandé solennellement aux partenaires techniques et financiers impliqués dans l’action contre les mines à renforcer leur soutien et à défendre les accords internationaux qui encadrent.
Blaise Djimadoum Ngarngoune












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