En ce jour 11 Août 2026, commémorant le 66ème anniversaires de l’indépendance de notre Pays, cette journée, nous offre l’occasion de porter un regard différent sur la fonction militaire. Si l’on associe souvent le soldat aux opérations de défense, son expertise dépasse largement le champ des armes. Discipline, planification, sens de l’organisation, leadership et culture du résultat font de la formation militaire l’une des écoles de management les plus exigeantes.
Le théoricien du management Peter Drucker soulignait déjà que les organisations civiles avaient beaucoup à apprendre de l’institution militaire, notamment en matière de leadership, de gestion de crise et de conduite du changement. Au Tchad, cette réalité trouve une illustration à la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI), dirigée depuis janvier 2024 par le Général de Division Ousman Brahim Djouma.
Un officier au parcours multidimen- sionnel
Avec plus de trente années de service au sein de l’Armée Nationale Tchadienne, où il est entré en 1993 avant d’accéder au grade de Général de Division en 2022, Ousman Brahim Djouma incarne un profil qui conjugue expérience militaire, formation académique et pratique de l’administration publique.
Titulaire d’un baccalauréat scientifique et d’une licence en comptabilité et gestion, il a également suivi plusieurs formations spécialisées, notamment à l’École Africaine de la Météorologie et de l’Aviation Civile. Son parcours l’a conduit à exercer d’importantes responsabilités opérationnelles avant d’occuper les fonctions de gouverneur de deux provinces, où il s’est distingué par une gestion axée sur la discipline, l’organisation et l’efficacité de l’action publique.
Une réforme conduite comme une mission
Lorsque le Général de Division Djouma prend les rênes de la DGDDI, l’administration est engagée dans la modernisa- tion de ses procédures avec le déploiement de SYDONIA World. Au-delà de l’outil informatique, le véritable défi consiste alors à conduire le changement. Sa méthode repose sur des principes hérités de la culture militaire : planification rigoureuse, respect des procédures, responsabilisation des équipes et optimisation des ressources.
Parmi les réformes majeures figure la suppression des encaissements en espèces au profit du télépaiement, conformément aux orientations de l’État. Cette mesure marque une étape importante dans la sécurisation des recettes publiques, la transparence des opérations et la réduction des risques liés aux manipulations de fonds.
Comme toute réforme structurelle, cette transition a nécessité une période d’adaptation pour les opérateurs économiques. L’accompagnement des usagers et le dialogue avec les partenaires ont constitué des leviers essentiels pour favoriser l’appropriation progressive des nouveaux mécanismes.
Une administration tournée vers la performance
La modernisation ne se limite pas à la di- gitalisation. Sous l’impulsion du Directeur Général, la DGDDI a renforcé la forma- tion continue de ses agents afin de leur permettre de maîtriser les nouveaux ou- tils et les nouvelles procédures, avec l’ap- pui de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Cette démarche produit des résultats tangibles. En 2025, l’administration douanière a enregistré un taux de réalisation de 127,19 % de ses objectifs de mobilisation des recettes, traduisant les effets d’une gouvernance fondée sur la responsabilité, la discipline et le suivi des performances.
Cette dynamique s’inscrit dans le Plan Stratégique de Modernisation (PSM) 2026-2030, bâti autour de sept axes stra- tégiques, 70 objectifs spécifiques et 324 projets d’actions. Le document fixe trois priorités majeures : accélérer la digitalisation des procédures grâce à SYDONIA World, renforcer la lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière, et consolider la gouvernance institutionnelle.
À travers cette feuille de route, la DGDDI affiche une ambition claire : construire, à l’horizon 2030, une administration douanière moderne, performante et pleinement intégrée au développement économique du pays.
Une illustration du rôle des FDS dans la transformation de l’État
Le parcours du Général de Division Ousman Brahim Djouma rappelle que les Forces de Défense et de Sécurité ne contribuent pas uniquement à la protection de la souveraineté nationale. Elles mettent également à la disposition de l’État des cadres capables de conduire des réformes complexes, d’améliorer la gouvernance publique et d’accompagner la modernisation des administrations.
A la tête des Douanes tchadiennes, le Général de Division Ousman Brahim Djouma illustre ainsi la manière dont les valeurs de discipline, de responsabilité et d’engagement, acquises au sein des forces armées, peuvent être mobilisées au service de la performance administra- tive et du développement économique.












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