Dans le cadre de la décentralisation et de la mise en œuvre des actions de la province, le président du conseil provincial du Ouaddaï, Youssouf Mahamat Youssouf, a dressé un bilan instable de sa circonscription, depuis son installation à la tête de l’institution, le 26 février 2025. Cependant, il pointe du doigt l’insuffisance des ressources financières, des ressources humaines et matérielles qui sont entre autres, des défis à relever.
D’entrée de jeu, il a souligné que l’Etat doit accompagner les conseils provinciaux. « Le transfert des compétences est un véritable problème. Car il y a manque des ressources humaines et matérielles. C’est difficile pour la province de réaliser ses projets et agir en toute indépendance, car le budget alloué ne suffit pas », a-t-il martelé. D’après lui, la question de la subvention de l’Etat accordée à la province est dérisoire et ne permet pas de couvrir tous les besoins de la province.
Le président du conseil provincial du Ouaddaï a renchéri que les textes ne lui permettent pas de fixer ou de dégager les taux de recettes pour pouvoir établir un programme de l’exercice en cours. Selon lui, pendant un an d’exercice à la tête du conseil provincial du Ouaddaï, toute la subvention de l’Etat n’a été versée. « Donc, il est vraiment difficile d’entrevoir la mise en œuvre des projets de la province, du moment où la subvention tombe à compte-gouttes. Actuellement, le plus important, c’est la sensibilisation de la population sur la décentralisation », a-t-il ajouté.
Youssouf Mahamat Youssouf, a affirmé que gérer la province du Ouaddaï, c’est une lourde responsabilité. « Nous avons la responsabilité de mettre en œuvre le programme politique du Président de la République pour le bien-être de la population. Et cela nécessite des ressources humaines et financières pour atteindre le but. Actuellement on ne peut pas dire que nous avons tout çà à notre disposition », a-t-il dit. Le président du conseil de poursuivre : « on ne peut pas faire une action sans les moyens. Les moyens ne sont pas seulement financiers, nous avons besoin des ressources humaines, matérielles et logistiques pour pouvoir faire normalement notre travail ».
Il rassure que son équipe et lui se battent pour mettre la population dans des conditions optimales, mais leurs efforts sont limités par les moyens. “tout début est difficile. C’est la preuve qu’il y a d’énorme défis que nous devons relever, mais on est appelé à redoubler d’efforts “, a-t-il précisé.
Il dit avoir pour plan d’action, l’implication de la population dans le développement socioéconomique de la province du Ouaddaï. “Je fais partie de la population locale. Je dois consulter la population dans toutes mes activités. D’ailleurs, c’est ma mission primordiale. Récemment, on a eu la chance sur la base du financement des partenaires, diligenté une étude de faisabilité sur l’aménagement urbain de la ville de Farchana, comme projet pilote. Les équipes ont consulté toutes les différentes couches à savoir les opérateurs économiques, la société civile, les autorités administratives et traditionnelles, les femmes et les jeunes. C’est un travail collégial. Donc, pour vous dire que tout projet doit être approprié par la population. Et chaque projet, à la fin de son élaboration, doit également être vulgarisé dans toute l’étendue de la province.
C’est pourquoi, nous sommes appelés à conjuguer nos efforts, entretenir de bonnes relations fraternelles avec les autres Conseillers provinciaux qui sont présents, de coopérer mutuellement afin de pouvoir renforcer la gouvernance locale et améliorer les performances des conseils provinciaux.
Hamza Mahamat Achirek












Ajouter un commentaire