Réunis en séance plénière, les sénateurs ont examiné et adopté le vendredi 24 avril 2026, le Projet de loi portant ratification des accords de prêt conclus entre la République du Tchad et, d’une part, le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OPEC Fund), et d’autre part, le Fonds vert pour le climat (FVC) relatifs au financement du Projet d’appui au secteur de l’énergie électrique au Tchad – Phase II (PASET-2). Les travaux ont été dirigés par le président du Sénat Dr Haroun Kabadien présence du secrétaire d’État aux Finances et au Budget Ali Djadda Kampard.
Ces deux accords examinés et approuvés par la chambre Haute permettent au pays d’accélèrer la modernisation du secteur énergétique avec de nouveaux accords de prêt. Ces ressources globales estimées à plus de 23 millions de dollars. Ces financements concessionnels, assortis de conditions avantageuses notamment des taux d’intérêt variant entre 0 % et 4 % et des périodes de grâce allant jusqu’à dix ans visent à soutenir la transformation du système énergétique.
Selon les explications fournies lors des débats, ces ressources permettront de financer la deuxième phase du projet d’infrastructures électriques, qui s’inscrit dans la continuité d’une première phase déjà en cours d’exécution. Cette dernière a notamment permis la mise en place de la centrale solaire de Bitho, dans le département de la Nya Pendé, province de Logone Oriental, ainsi que la réhabilitation de centrales existantes et le renforcement du réseau de distribution à N’Djaména.
La phase 2, objet des accords examinés, ambitionne d’aller plus loin dans son champ d’action. Elle prévoit notamment l’hybridation de certaines centrales électriques afin d’optimiser leur rendement, ainsi que l’extension du réseau de distribution avec la construction de 45 kilomètres de lignes moyenne tension et de 94 kilomètres de lignes basse tension dans la capitale. À cela s’ajoute un programme de branchement visant près de 18.600 nouveaux abonnés, une mesure qui devrait améliorer significativement l’accès à l’électricité pour les ménages. Ce volet énergétique est une condition sine qua non du développement économique et social du pays. « Une énergie fiable, accessible et respectueuse de l’environnement constitue un levier essentiel pour soutenir la croissance, encourager les investissements privés et améliorer les conditions de vie des populations », a relevé le secrétaire d’État aux Finances et au Budget, Ali Djadda Kampard.
Il a également tenu à rassurer les sénateurs sur les préoccupations liées aux fréquentes coupures d’électricité, reconnaissant les difficultés actuelles tout en les attribuant en partie à des contraintes techniques. Selon lui, les investissements en cours et à venir permettront de renforcer la capacité de production et d’améliorer la qualité du service fourni.
Ce projet occupe une place centrale dans la transition énergétique. Il vise en effet à accroître la part de l’énergie solaire dans le mix énergétique national, réduisant ainsi la dépendance aux énergies fossiles. Cette orientation répond non seulement aux impératifs environnementaux, mais aussi à la nécessité de produire une électricité à moindre coût.
Les retombées attendues de la ratification de ces accords sont multiples. Outre le renforcement des infrastructures, ces financements devraient consolider la crédibilité financière du Tchad auprès de ses partenaires techniques et financiers. Ils témoignent également de la capacité du pays à mobiliser des ressources extérieures pour soutenir ses priorités de développement en liens avec le programme politique du Chef de l’État, notamment en matière d’accès universel à l’eau et à l’énergie.
Les sénateurs ont approuvé en faveur de la ratification de ces accords, qui permettent non seulement de moderniser le secteur énergétique mais aussi de soutenir la croissance économique et de renforcer le bien-être des populations.
Abakar Gombo Doungous












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