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Développement Tchad

Agriculture : Les producteurs préparent le terrain [Dossier 1]

Après les premières pluies dans quelques provinces du pays, les activités préparatoires de la campagne agricole s’intensifient dans les champs dans la province du Moyen Chari. Les producteurs s’attèlent au défrichage et à l’enrichissement des sols avant le semis.

Dans le canton Banda, à environ cinq kilomètres de la ville de Sarh, le chef, Masra Kouroua Nague, mise sur l’anticipation pour garantir de bonnes récoltes. Bien avant la pleine saison des pluies, il s’active déjà dans ses champs. Défrichage, nettoyage et préparation des sols font partie de ses priorités. Pour lui, attendre la saison pluvieuse pour commencer les travaux est une erreur. « Il ne faut pas attendre les pluies pour se mettre au travail. Après chaque récolte, il est important de nettoyer les champs et de penser déjà à la prochaine saison », explique-t-il. Sur ses terres, plusieurs cultures sont développées. On y retrouve notamment du maïs, du sorgho, du mil pénicillaire, du riz, du taro ainsi que des patates. Chaque année, il met en valeur de vastes superficies afin d’optimiser sa production.

Grace à cette organisation, il a réussi à produire en 2025 une grande quantité, notamment de patates, du maïs et du riz. Une partie de ces récoltes est soigneusement conservée pour servir de semences. « Je garde toujours une réserve de semences. Parfois, je fais venir des graines de meilleure qualité d’autres provinces pour améliorer mes rendements », précise-t-il. Son objectif est de promouvoir les bonnes pratiques agricoles.

Diversification comme force

Dans la foulée de la mobilisation, Katchiri Boka, un producteur qui a eu l’idée de diversifier ses activités. En plus de défricher son champ pour les cultures de grande saison, il s’investit depuis quelques années dans la culture de la banane, une initiative qui prend de plus en plus d’ampleur dans la zone.

Pour Katchiri Boka, cette activité agricole représente bien plus qu’un simple travail. « La terre ne ment pas, et je pense qu’avec cette activité, moi et ma famille nous allons vraiment nous investir pour avoir de très bon rendement. Le seul problème est que nous n’avons pas vraiment de matériels pour une agriculture moderne. Nous faisons avec les moyens de bord », a indiqué Katchiri Boka.

Le chef d’antenne de l’Agence nationale de développement rurale (ANADER) du Sud-Est, Kabé Kagne Desiré, encourage le producteur à poursuivre dans cette dynamique. Il a prodigué des conseils pour mieux affronter la saison des pluies, notamment sur les techniques d’irrigation et l’entretien des cultures afin d’optimiser les rendements. « Avec cette saison des pluies qui s’annonce, il faudrait aussi que Katchiri Boka, arrive a diversifié les cultures. Il peut semer du taro, du maïs et même du gombo tout autour de cette plantation ».

Gabriel Ngaba Dieudonné

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