L’élection de Djidda Mamar Mahamat, au poste de 3ᵉ vice-président du Parlement panafricain constitue une victoire diplomatique majeure pour le Tchad. Ce scrutin s’est tenu le 30 avril 2026 à Midrand, en Afrique du Sud, lors d’une session extraordinaire de l’institution parlementaire continentale.
À l’issue du vote, le candidat tchadien a remporté une large victoire avec 150 voix, soit 81,08 % des suffrages exprimés sur un total de 185 voix. Un résultat qui témoigne de la confiance accordée au Tchad par les États africains membres du Parlement panafricain.
Pour le nouveau Vice-président, cette élection représente une immense fierté et l’aboutissement d’un engagement collectif. « Nous sommes allés à cette élection avec l’ambition de gagner, et grâce à Dieu, nous avons atteint notre objectif », a déclaré Djidda Mamar Mahamat. Il a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités, notamment à Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, pour leur soutien à sa candidature. Il a également adressé ses remerciements au président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, au président du Sénat, Dr Haroun Kabadi, ainsi qu’à toutes les personnes ayant contribué moralement et matériellement à cette campagne.
La compétition s’annonçait pourtant particulièrement serrée, avec la participation de la majorité des États africains membres. Malgré ce contexte concurrentiel, le Tchad a su imposer sa présence et renforcer sa crédibilité sur la scène continentale. Cette victoire dépasse donc le cadre personnel pour devenir une réussite nationale et diplomatique.
Selon le nouveau du 3ème vice-président, l’importance de cette fonction réside principalement dans la diplomatie parlementaire. Le Parlement panafricain constitue un espace stratégique de concertation et de débat sur les grandes questions africaines. La présence du Tchad au sein du bureau de cette institution permettra ainsi de mieux défendre les intérêts nationaux et de participer activement aux grandes orientations politiques du continent.
Djidda Mamar Mahamat estime également que ce poste offre une opportunité importante pour renforcer les relations avec les autres États africains et pour élargir les perspectives de coopération politique et parlementaire. Pour lui, la présence du Tchad au cœur des institutions continentales renforce son poids diplomatique et son influence dans les processus de décision africains.
Parmi les priorités de son mandat figure l’accélération de la mise en œuvre du Protocole de Malabo, déjà ratifié par le Tchad. L’objectif est désormais d’encourager davantage de pays africains à ratifier ce texte afin que le Parlement panafricain évolue d’un simple organe consultatif vers une véritable institution législative continentale capable d’élaborer des lois africaines communes. Le 3ème vice-président a indiqué que des consultations diplomatiques sont déjà en cours pour favoriser cette évolution institutionnelle.
Une autre priorité concerne le fonctionnement interne du Parlement panafricain, confronté à d’importantes difficultés financières et à un déficit de ressources humaines, aggravés par les conséquences de la pandémie de COVID-19. Selon lui, il est indispensable de renforcer les capacités de l’institution afin qu’elle puisse accomplir efficacement ses missions.
Le nouveau 3ème vice-président a également rappelé qu’actuellement, les membres du Parlement panafricain doivent être issus des parlements nationaux de leurs pays respectifs. « Notre mandat panafricain reste donc lié à notre mandat national au Tchad », a-t-il expliqué.
Dans les perspectives futures, Djidda Mamar Mahamat a souligné qu’une application complète du Protocole de Malabo permettrait à terme l’élection directe des parlementaires panafricains, sans cumul avec les fonctions parlementaires nationales, marquant ainsi une nouvelle étape dans l’intégration politique du continent africain.
Elhadj Ali Hassan Lalouche












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