Le Brevet d’Études Fondamentales (BEF) constitue un examen qui représente la fin du principal. Ansi, les élèves de la classe de 3ème font les dernières révisions pour mettre toutes les chances de leurs côtés. Cette année, les candidats ont fait l’objet d’un enrôlement biométrique afin de contrer la fraude.
Les préparatifs sont désormais achevés pour affronter le Brevet d’études fondamentales (BEF), prévu le lundi 1èr juin 2026. Au lycée Ibnou-Cina, section filles, les candidates disent être prêtes pour composer. La candidate Yasmine Ridouane, se montre prête : « Nous avons pu évacuer toutes les matières. Nous sommes prêtes à affronter l’examen. En classe, nous traitions des exercices types BEF avec l’aide de nos enseignants. Nous avons également participé à des examens blancs qui nous ont permis de nous familiariser avec le format des épreuves et de gérer leur temps efficacement. Les sujets au BEF blanc ont été abordables et vu les résultats de notre admission, ça nous rassure à 100 % de le décrocher», a-t-elle indiqué.
Yasmine Ridouane, se dit également consciente de son orientation dès la prochaine année. « En classe de la seconde, nous serons partagées en deux séries à savoir : scientifique et littéraire. Je me prépare pour le passage en série scientifique », confie-t-elle.
Pour Khadidja Chayib, élève en classe de 3eme au Lycée féminin arabe, bien que le programme ne soit pas fini, elle affirme étre prête pour composer les différentes épreuves. Elle se trouve suffisamment préparé en groupe d’entraînement ayant permis de traiter d’exercices types BEF de toutes les matières. Selon elle, décrocher ce diplôme, lui permet d’accéder au lycée et ainsi rêver de composer le baccalauréat dans les prochaines années.
Du côté des administrateurs, les conditions sont réunies pour garantir la réussite des élèves. Le proviseur du Lycée collège groupe Toumaï, Brahim Amine Brahim, rassure que pour l’année scolaire 2025-2026, les élèves sont moyennement préparés pour affronter le Brevet de l’enseignement fondamental malgré la grève qui a touché les écoles publiques. Pour lui, les programmes sont exécutés à 60%, en plus des cours de rattrapage. Ces horaires sont suffisants pour les évaluer.
L’orientation n’est pas mise de côté selon le responsable. « La classe de 3eme étant la fin du collège et le début d’orientation scolaire, une équipe de commission est chargée de prodiguer des conseils et voir l’équilibre entre les matières de base et/ou scientifiques », explique-t-il. Il conseille les parents d’élèves qui orientent eux-mêmes leurs enfants sans tenir compte de leur défaillance dans certaines matières de laisser l’équipe compétente le faire. Il demande aux parents de faire confiance aux enseignants impliqués dans le conseil d’orientation qui connaissent mieux leurs élèves.
Mahamat Tahir née Fatimé Abdoulaye, conseillère d’orientation scolaire universitaire et professionnelle, explique que le grand handicap face à la composition du BEF, demeure les grèves répétitives. Pour elle, l’orientation a toujours été une tradition. « On oriente les élèves par rapport aux notes, mais ce n’est pas suffisant. Les tricheries, les travaux en commun et l’influence des parents, impactent négativement sur l’orientation. Il faut d’autres nouvelles méthodes d’orientation car ces critères sont toujours liés aux notes et ils peuvent fausser l’orientation », affirme-t-elle.
Elle ajoute que les capacités intellectuelles, est le premier critère. L’élève doit être à mesure de connaitre ce qui est bon pour lui. La connaissance de soi et l’amour des études à prendre. Elle conseille aux parents de ne pas imposer le choix d’orientation à la place des conseillers d’orientation qui ont une lourde responsabilité de faire ce travail, en écoutant les élèves, les parents et en tenant compte de leurs capacités intellectuelles, de leur vocation et le marché de l’emploi. Selon elle, les parents peuvent encourager leurs enfants à travailler en ayant des discussions ouvertes sur les aspirations et les choix d’orientation afin de les aider à se projeter dans l’avenir.
Naïma Ahmed Beïn












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