À l’initiative du Conseil économique, social, culturel et environnemental du Tchad, des représentants des Conseils économiques et sociaux de plusieurs pays d’Afrique centrale sont réunis à N’Djamena le jeudi 25 juin 2026. Ils examineront les modalités de création de l’Union des Conseils économiques et sociaux de l’Afrique centrale, un cadre destiné à renforcer la coopération et l’intégration dans la sous-région.
Le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental du Tchad, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a situé l’importance de cette initiative dans un contexte où les pays de la sous-région font face à des défis similaires. Il a rappelé que l’Afrique centrale dispose «d’immenses ressources humaines, naturelles, culturelles et économiques », mais demeure confrontée à des défis liés à la diversification des économies, à l’emploi des jeunes, à la sécurité alimentaire, à la gouvernance des ressources naturelles et aux effets du changement climatique.
Pour lui, les Conseils économiques et sociaux ont un rôle essentiel à jouer en tant qu’institutions de dialogue et de concertation entre les pouvoirs publics et la société civile. « Les défis auxquels nos pays sont confrontés ne peuvent être relevés efficacement que par une action concertée, fondée sur la solidarité régionale, l’écoute des populations et la mobilisation des forces vives de nos nations respectives », a-t-il déclaré.
Dr Ahmat Mbodou Mahamat a souligné que la création de l’Union des Conseils économiques et sociaux de l’Afrique centrale répond à une ambition claire qui est celui de construire un cadre permanent de coopération entre les institutions consultatives de la sous-région. « Cette Union devra notamment nous permettre d’élaborer des positions concertées sur les grandes questions d’intérêt commun, afin que les avis consultatifs issus de nos différentes institutions puissent davantage éclairer les décisions de nos gouvernements et des organisations régionales », a-t-il souligné. Il a également rappelé que cette initiative intervient trois ans après la création du Réseau des Conseils économiques et sociaux de l’Afrique de l’Ouest à Niamey, au Niger.
Un levier d’intégration
Ouvrant officiellement les travaux, le Vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire, Limane Mahamat,représentant le président de la république, Maréchal Mahamat Idriss Debi Itno a salué cette initiative qui, pour lui s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération régionale. Il a estimé que les expériences vécues par les pays de la sous-région démontrent que les crises et les défis actuels nécessitent des réponses collectives et coordonnées. « La rencontre qui nous réunit aujourd’hui constitue une étape importante dans le processus de renforcement de la coopération et de l’intégration entre les États de notre sous-région, qui partagent une histoire commune et font face à des défis similaires sur les plans politique, économique et social », a-t-il affirmé.
Selon lui, l’Union des Conseils économiques et sociaux de l’Afrique centrale permettra de renforcer la concertation, le dialogue et l’échange d’expériences entre les institutions nationales. Il a ajouté que cette structure offrira aux Conseils économiques et sociaux la possibilité de « formuler des recommandations plus fortes, plus efficaces et davantage adaptées aux réalités de nos sociétés ».
Limane Mahamat a également souligné que cette future Union constituera un levier important pour accompagner les efforts d’intégration portés par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ainsi que la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Il a assuré que les autorités tchadiennes resteront pleinement engagées aux côtés de cette initiative afin de favoriser sa réussite.
Au terme des travaux, les participants ambitionnent de poser les bases d’un réseau crédible, opérationnel et durable, capable de promouvoir le dialogue entre les institutions consultatives de la sous-région et de contribuer à la construction d’une Afrique centrale « plus intégrée, plus prospère et plus résiliente », selon les termes du président du CESCE, Ahmat Mbodou Mahamat.
L’assise a réuni le Cameroun, le Gabon, le Congo, la Guinée Équatoriale, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad.
Zara Sakawa Abba-meï












Ajouter un commentaire