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Religion

Prêche du vendredi:  l’imam Abakar Saleh Youssouf invite les fidèles à méditer sur la mort

Sous le toit de la mosquée Ansara- Al-Sunnah Al Mohamadia de Farcha Madjoria, dans le 1er arrondissement de N’Djaména, les fidèles musulmans se sont réunis ce vendredi 16 octobre pour la prière hebdomadaire. À cette occasion, l’imam Abakar Saleh Youssouf a consacré son sermon à la mortalité et à la finitude humaine, rappelant que la vie terrestre, aussi longue soit-elle, demeure passagère et que seules les bonnes œuvres accompagnent l’être humain après sa mort.

Dans son prêche, l’imam a invité les fidèles à regarder la vie avec lucidité et à ne pas perdre de vue leur destinée. La mort, a-t-il rappelé dans son enseignement, ne distingue ni le riche du pauvre, ni le puissant du faible. Elle constitue une réalité à laquelle aucun être vivant ne peut échapper. Ce rappel religieux a placé les fidèles devant une interrogation essentielle : que restera-t-il de chacun lorsque viendra l’heure de quitter ce monde ? Au-delà des occupations quotidiennes, des ambitions personnelles et de la recherche des biens matériels, l’imam a insisté sur la nécessité de se préparer spirituellement à cette échéance inévitable. Son message s’inscrit dans une tradition islamique qui invite le croyant à se souvenir régulièrement de la mort, non pour céder au désespoir, mais pour mieux orienter sa conduite, renforcer sa foi et donner davantage de sens à ses actes.

Les bonnes œuvres, seul véritable héritage

Pour appuyer son enseignement, l’imam Abakar Saleh Youssouf s’est référé à un hadith du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), selon lequel trois éléments accompagnent le défunt : sa famille, ses biens et ses œuvres. Les deux premiers retournent auprès des vivants, tandis que les actions de la personne demeurent avec elle. À travers cette référence, l’imam a souligné la fragilité des richesses matérielles et le caractère temporaire des attaches terrestres. Les biens accumulés au cours de la vie, tout comme la présence des proches, ne peuvent accompagner l’être humain dans sa dernière demeure. Cette réflexion met en lumière l’importance de la responsabilité individuelle. Pour le prédicateur, chaque croyant est appelé à examiner sa conduite, à privilégier les actes de bienfaisance, à respecter son prochain et à multiplier les œuvres susceptibles de lui être bénéfiques dans l’au-delà. Le sermon rappelle ainsi que la valeur d’une vie ne se mesure pas uniquement aux biens possédés ou à la position sociale occupée, mais aussi aux actions accomplies et aux relations entretenues avec les autres.

Dans cette perspective, le prêche a également mis l’accent sur la nécessité de ne pas se laisser entièrement absorber par les préoccupations matérielles. La foi, les bonnes actions, la recherche du pardon divin et le respect des préceptes de l’islam constituent, selon cet enseignement, des repères essentiels pour le croyant. Le sermon s’est achevé par des invocations en faveur du défunt. L’imam a imploré Allah de lui accorder Sa miséricorde, de pardonner ses péchés et de l’accueillir dans les jardins du Paradis.

À la mosquée Ansara-Sunnah de Farcha Madjoria, ce message du vendredi rappelle ainsi aux fidèles une vérité fondamentale : la vie terrestre est limitée, mais les bonnes œuvres demeurent au cœur de la préparation à l’au-delà.

Ahmat Abakar Saleh

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