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Éditorial: Revitaliser le secteur aérien

Le transport aérien, par sa rapidité, facilite les déplacements des hommes et augmente les échanges de tous genres. Mais la question de la sécurité aérienne s’impose et devient préoccupante. Les tentatives de détournement d’avions sous d’autres cieux, les crashs et autres événements malheureux, interpellent et re mettent au goût du jour, la question de la sécurité. Dans cette perspective, N’Djaména a abrité un grand colloque, du 12 au 15 octobre 2026. Au sortir des travaux, les experts de l’aviation civile ont mis en avant l’importance du partage d’informations, de l’expertise technique et de la coordination entre les acteurs.

Et ce, pour améliorer la sécurité des opérations aériennes dans la région Afrique-océan Indien. Toutefois, la véritable question est celle liée au financement des moyens de sécurité optimale. Si les moyens techniques sont insuffisants, ou pas aux normes, si les compétences humaines font défaut, ou s’il y a une insuffisance d’infrastructures aéroportuaires, comme c’est le cas dans la sous-région Afrique centrale, comment le dessert entre les grandes villes ou les Etats se fera-t-il sans appréhension? La sécurité aérienne va au-delà de l’avion, intègre toute une chaine, en commençant au sol. Considérés comme un produit de luxe, les billets d’avion sont chers en Afrique. Et ce, du fait des contraintes liées aux taxes, aux redevances et au prix du carburant qui asphyxient les compagnies aériennes.

Autre facteur défavorisant, le continent n’a pas encore arraché sa souveraineté aérienne. Pourtant, tout commence par un bon contrôle du ciel. Or, ce ciel est jusque-là maitrisé par des non Africains. L’espoir fait vivre, puisqu’il y a des structures qui statuent déjà sur ces questions délicates. Il en est de même pour l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) qui, au stade actuel, nécessite d’être modernisée et dotée de moyens de sa mission. Parce que sans surveillance aérienne, la souveraineté demeure un vœu pieux.

Conscients des enjeux de la sécurité de leur espace aérien, les Etats doivent mutualiser leurs efforts pour bâtir une vraie police du ciel africain, des centres régionaux de maintenance et identifier les compagnies douteuses. A cela, s’ajoute une bonne politique de formation de personnel qualifié et de bonne moralité pour assurer le bon fonctionnement des appareils. Il faut former, mais surtout retenir par des meilleures conditions de vie et de travail.

Depuis quelques mois, le Tchad voit sa flotte se développer à l’image de celle de ses frères africains. Un rêve se fait jour et se construit pas à pas. La compagnie aérienne s’élance dans la conquête de la sous-région et ambitionne de s’étendre encore. De plus, en raison de sa position stratégique au cœur du continent, plusieurs compagnies aériennes s’installent et /ou font des escales sur son sol. A cette allure, le ciel tchadien gagne en importance et doit, de ce fait, renforcer sa sécurité. Pour parvenir à son rêve de devenir un hub entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le pays doit mouiller le maillot. Des investissements considérables sont à faire dans la sécurité aérienne pour attirer les partenaires, inciter et rassurer les voyageurs et autres touristes à choisir la destination Tchad, sans panique.

La Rédaction

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ATPE

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