La deuxième réunion du Groupe d’analyse des événements des services de la circulation aérienne de la région Afrique-océan Indien (AEAG/2) et la première réunion du groupe tactique se sont achevées le jeudi 15 octobre 2026 à N’Djaména. Pendant quatre jours, les acteurs de l’aviation civile ont travaillé sur le renforcement de la sécurité aérienne, sous le thème « Une région, une vision : la sécurité de l’aviation ».
La sécurité aérienne repose sur une responsabilité partagée entre les États, les autorités de l’aviation civile et les experts du secteur. C’est le message porté au terme des travaux de l’AEAG/2 et de la première réunion du groupe tactique, organisées du 12 au 15 octobre 2026 sous l’égide du Bureau régional de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale (WACAF), de l’Autorité africaine et malgache de l’aviation civile (AAMAC) et de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC), en collaboration avec l’Autorité de l’aviation civile du Tchad (ADAC).
Au cours de ces quatre jours, les participants ont réflechi sur la consolidation des recommandations issues de l’analyse des événements liés aux services de la circulation aérienne. Les échanges ont mis en avant l’importance du partage d’informations, de l’expertise technique et de la coordination entre les acteurs pour améliorer la sécurité des opérations aériennes dans la région Afrique-océan Indien.
Le secrétaire exécutif de l’AAMAC, Louis Bakienon, a salué le dynamisme des experts mobilisés pour consolider les recommandations. Il a également invité le Tchad à préparer une note de travail en vue de la prochaine réunion, afin de sensibiliser les autres États à la démarche engagée. Cette contribution devrait permettre de prolonger les échanges et de favoriser une meilleure appropriation des recommandations par les pays concernés. « Nous garderons à l’esprit que la sécurité se construit ensemble, avec des hommes, des données fiables, de bonnes technologies, de bons outils, une bonne gouvernance, une gouvernance vertueuse et une parfaite collaboration entre les hommes », a insisté Louis Bakienon.
Préserver la sécurité des voyageurs
Clôturant les travaux au nom de la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, le directeur général de l’ADAC, Brahim Guihini Dadi, a rappelé que la sécurité de la navigation aérienne ne s’arrête pas aux limites territoriales des États. « Un événement survenu dans une région d’information de vol (FIR) concerne toutes les autres FIR adjacentes, les équipages qui les traversent et, au-delà, la confiance des passagers », a-t-il déclaré.
Pour le directeur général de l’ADAC, les travaux menés durant la semaine concernent directement les usagers du transport aérien, mais aussi les économies nationales, qui dépendent en partie de la fiabilité des liaisons aériennes. « C’est à eux, à nous, qui prenons l’avion pour contribuer au développement économique de nos États, que s’adresse le travail que les experts ont accompli cette semaine », a-t-il affirmé.
Cette rencontre aura permis de rappeler que la prévention des incidents et l’amélioration continue de la sécurité aérienne nécessitent une mobilisation collective. La consolidation des recommandations et leur prise en compte par les États constituent des étapes importantes pour renforcer la coopération entre les acteurs de la circulation aérienne et préserver la confiance des voyageurs.
Sikngaye Tamaltan Inès












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