Devant la prolifération des engins à deux roues dans la capitale et les effets qui peuvent en découler en termes de pollution, la Directrice de Transport de surface du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Benga Boy Rolande, explique l’évolution de l’immatriculation de ces engins et leur impact sur l’environnement.
L’Info : Quelle est l’évolution de l’immatriculation des engins à deux roues ces trois dernières années ?
Benga Boy Rolande : L’évolution de l’immatriculation des engins à deux roues ces trois dernières années est repartie comme suit : En 2023, 8 104 engins immatriculés, 7 354 en 2024, soit une baisse de -9,25% et 9646 en 2025, soit une hausse de 17,57%. Il ressort donc de ces données qu’après un fléchissement sensible enregistré en 2024, le volume des immatriculations a connu un net redressement en 2025. Cette dynamique traduit la vitalité persistante du segment des deux roues dans le tissu de la mobilité urbaine et périurbaine nationale.
Le gouvernement a facilité l’importation des engins à moteur électrique. Est-ce que cela se ressent dans le volume d’immatriculation des engins à deux roues ?
En dépit des mesures incitatives prises par le gouvernement en faveur de l’importation des véhicules à motorisation électrique, nos services n’ont enregistré, à ce jour, aucune immatriculation d’engins à deux roues.
Comment vos services participent- ils à la promotion des engins moins polluants ?
Le ministère déploie un faisceau de mesures convergentes en faveur d’une mobilité plus responsable notamment par l’interdiction d’importation des véhicules vétustes consacrée par le Décret n° 1112 du 11 Décembre 2006, réglementant l’importation des véhicules d’occasion au Tchad et l’Arrêté n° 025 du 19 octobre 2023, portant modalités d’homologation des engins à moteurs en République du Tchad qui est une opération de contrôle afin d’assurer la conformité en matière de sécurité des usagers de la route et de la préservation de l’environnement. La récente tournée de sensibilisation conduite par la ministre des Transports dans les gares routières visant à informer la suspension des droits de douanes aux transporteurs sur l’importation des véhicules électriques en est un exemple.
Est-ce l’immatriculation peut être refusée pour cause de vétusté ?
L’immatriculation ne peut-être, pour l’instant, refusée pour cause de vétusté. Le Décret n° 1112 susmentionné confère aux services de la douane le refus d’entrée des véhicules vétustes. Mais une fois que l’engin a son document douanier et son Certificat d’Immatriculation dûment délivré par les services de la Douane, il n’y a aucun droit de refuser l’immatriculation. Tout de même, avec l’instauration du système d’homologation des véhicules qui sera un préalable au dédouanement des véhicules, le département ambitionne de freiner l’entrée des véhicules qui ne répondent pas aux exigences techniques, mécaniques et environnementales.
Interview réalisée par Doukoundjé Caroline












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