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Editorial

Éditorial : L’eau, un droit à bien repartir

L’eau, source de vie et besoin fondamental de tout être humain, est devenue une denrée rare pour de nombreux ménages. A N’Djaména, les coupures d’eau prolongées, parfois durant toute la journée, obligent les habitants à attendre tard dans la nuit pour espérer voir couler quelques gouttes de leurs robinets. Une situation préoccupante qui soulève une question essentielle. Pourquoi la population doit-elle subir les conséquences d’une crise d’approvisionnement en carburant ?

L’annonce de la suspension de la production de la raffinerie de Djarmaya pour une période de 45 jours, accompagnée d’une demande adressée à la Société tchadienne des eaux (STE) et à TchadÉlec de s’approvisionner elle-même en carburant, semble avoir des répercussions directes sur les services essentiels. Si ces entreprises sont contraintes de revoir leur approvisionnement énergétique, cela ne saurait justifier que les citoyens soient privés, sans préparation, d’eau et d’électricité.

Certes, toute interruption industrielle peut entraîner des difficultés logistiques. Mais les populations ont-elles été suffisamment informées des mesures envisagées pour garantir la continuité de ces services vitaux ? Le client est-il encore considéré comme un usager qui mérite respect et considération ? Informer les consommateurs, après plusieurs jours de perturbations, c’est les laisser face au fait accompli, sans possibilité de prendre les dispositions nécessaires.

Heureusement que l’Autorité de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT) rassure la population quant à la disponibilité de stocks de produits pétroliers suffisants pour couvrir les besoins nationaux pendant 100 jours. Au regard de l’importance de l’eau dans la vie des citoyens, des voies et des moyens doivent être trouvés rapidement pour que les familles soient ravitaillées sans interruption. Car sans eau, les ménages souffrent, les activités économiques ralentissent et les conditions d’hygiène se détériorent. L’eau n’est ni un luxe ni un privilège, c’est une nécessité absolue.

Il est donc urgent que les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour remédier  au manque d’eau dont sont victimes beaucoup de personnes. Si certains citoyens ont la possibilité de se construire des forages  et autres, une bonne frange de la population n’en a pas les moyens. Ainsi, en attendant que des réponses idoines soient trouvées, chacun se débrouille avec les moyens du bord.

Cette situation interpelle et demeure préoccupante. La population tchadienne ne demande pas l’impossible. Elle réclame simplement un accès régulier à l’eau pour ses besoins. Le vœu  de tous est qu’avec les stocks de carburant disponibles, la STE fournisse de l’eau sans arrêt. Les citoyens ont, jusque-là, pris leur mal en patience, que des actions d’envergure soient donc engagées afin que ce précieux liquide soit un acquis.

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ATPE

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