À l’occasion de la clôture des activités d’Octobre rose, les femmes du mercato ont organisé un grand footing ce samedi 31 Octobre 2026, à Sabangali dans le 3e arrondissement. Des participantes plaident pour la poursuite des actions de sensibilisation et encouragent les femmes à se faire dépister.
La lutte contre le cancer du sein ne devrait pas se limiter au mois d’octobre. C’est le message porté par les participantes aux activités d’Octobre rose qui appellent à maintenir la mobilisation tout au long de l’année. À travers leur participation, elles entendent contribuer à une meilleure prise de conscience des risques liés à cette maladie et de l’importance du dépistage précoce.
Venue de Bangui pour un séjour familial,Dabi Guylaine a tenu à prendre part aux dernières activités de sensibilisation. Elle estime que le dépistage tardif constitue une préoccupation majeure, certaines femmes découvrant la maladie à un stade déjà avancé. « C’est une activité organisée pour sensibiliser contre le cancer du sein qui touche la plupart des femmes », souligne-t-elle.
Pour cette elle, la sensibilisation doit se poursuivre au-delà du mois d’octobre et encourage les femmes à s’intéresser régulièrement au dépistage et invite les pouvoirs publics à faciliter l’accès aux examens médicaux à travers des structures spécialisées, des subventions ou la gratuité de certains dépistages.
Même engagement chez Gniberka Tegourbé qui explique que sa mobilisation est aussi liée à des antécédents de cancer dans sa famille. Une situation qui l’a amenée à effectuer des dépistages du cancer du sein et du col de l’utérus. Elle affirme également relayer des messages de sensibilisation à travers les médias, les réseaux sociaux et les associations auxquelles elle appartient. Pour elle, la pratique sportive constitue aussi un moyen de préserver sa santé et de rester en forme.
Au-delà de ces témoignages, la présidente de Mercato Nontané Esther relève la nécessité d’élargir les actions de sensibilisation à toutes les couches sociales et de les inscrire dans la durée. Selon elle, les activités menées durant tout le mois d’octobre en collaboration avec la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer et le Programme national de lutte contre le cancer du sein, ont permis de toucher un public important à travers des séances de sensibilisation, des panels et des actions de proximité.
Elle insiste néanmoins sur la nécessité de poursuivre le combat au regard des difficultés rencontrées dans la prise en charge de cette maladie au Tchad.
« Les femmes meurent parce qu’elles n’ont pas les soins adéquats au Tchad », déplore-t-elle, plaidant pour la mise en place de structures adaptées et la disponibilité sur le territoire national des examens médicaux nécessaires au diagnostic et au suivi du cancer du sein.
Pour Nontané Esther, le combat doit désormais s’étendre davantage au plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en charge des malades. Elle invite également la population à manifester sa solidarité envers les femmes atteintes de cette maladie dont certaines disposent de moyens limités pour accéder aux soins.
À travers ces différents appels, les participantes rappellent que la prévention et la lutte contre le cancer du sein ne doivent pas connaître de répit après Octobre rose. La sensibilisation, le dépistage précoce, l’accès aux soins et la solidarité envers les malades demeurent des enjeux majeurs qui nécessitent une mobilisation collective tout au long de l’année.
Man-Ya Allah Gisèle












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