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Politique

Journée Panafricaine de la femme: le Tchad est à l’honneur

A l’occasion de la célébration de la Journée panafricaine de la femme avec pour thématique “Année de l’éducation: Éduquer une Afrique adaptée au 21e siècle” abritée par le Tchad, la délégation du Caucus (le rassemblement des parlementaires à huis clos) des femmes du Parlement panafricain a visité dans la matinée du mercredi 31 juillet 2024, le musée national ainsi que la Maison nationale de la femme. Cette visite est suivie d’une soirée dénommée “Nuit de la Femme Africaine” qui s’est déroulée à l’hôtel Radisson Blu devant un parterre d’invités de marque au rang desquels la ministre de la Femme et de la Protection de la petite Enfance, Amina Priscille Longoh représentant le Premier ministre ainsi que du 1er vice-président du Conseil national de transition Ali Kolotou Tchaimi.

Construire des systèmes éducatifs résilients pour un accès renforcé à un apprentissage inclusif tout au long de la vie, de qualité et pertinent en Afrique”, tel est l’objectif recherché par le choix de la thématique de cette célébration. Ce thème sera debattu autour d’une table ronde au siège du Conseil national de transition (Cnt), parlement provisoire.

En choisissant le Tchad pour célébrer cette importante journée qui consacre le combat  pour la conquête des droits légitimes de la femme en Afrique, souligne le 1er vice-président du Conseil national de transition, le parlement panafricain a défini en même temps, un format inclusif qui prend en compte, l’ensemble des préoccupations de nos sœurs, que sont entre autres, la problématique de la scolarisation des filles et de leur maintien le plus longtemps possible dans les salles de classe, la lutte pour l’autonomisation, la promotion, l’intégration et l’épanouissement des femmes dans la société.

Illustrant ses propos par une anecdote liée à la question du choix de la filière survenue au sein même de sa famille l’année dernière, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Protection de la petite Enfance Amina Priscille Longoh déclaré qu’avec cette thématique, il est important qu’en tant que parents qu’ils aident les jeunes filles dès le bas âge à déjà s’orienter vers les métiers de leur cœur, vers les métiers qui seront des métiers porteurs et qui pourront aussi leur ouvrir les portes. “Mais lorsqu’on oriente pas les filles alors qu’on est très engagé sur cette thématique et moi-même j’ai compris en ce moment que j’ai failli à ma mission. Je voudrais nous demander ce soir, chaque personne essaye de réfléchir à quelqu’un quelque part qui a besoin de votre aide pour s’orienter pas après le baccalauréat mais bien avant le baccalauréat pour qu’une fois le baccalauréat obtenu, elle puisse être prête pour le marché de l’emploi en fonction de l’emploi de son choix de la filière”, invite la cheffe du département de la Femme et de la Protection de l’Enfance.

Au cours de la session ordinaire de la 6eme législatures du Parlement africain qui s’est tenue en juin dernier en Afrique du sud, le thème de l’Union africaine sur l’éducation a fait l’objet de débats au cours duquel les participants ont reconnu que les progrès en matière d’éducation  ont des indices à long terme sur tous les autres aspects du développement du capital humain. Aussi , faut-il le préciser, l’investissement dans l’éducation est le moyen le plus efficace qui permet de lutter contre la pauvreté, de réduire les inégalités entre les sexes, de faciliter l’épanouissement des individus et de contribuer à l’amélioration du développement, informe le 4eme vice-président du Parlement panafricain,  Djidda  Mamar Mahamat.

Enfin, Amina Tidjani Yaya, par ailleurs présidente Caucus des femmes du Parlement panafricain a rappelé la genèse de cette Journée panafricaine des femmes. Cette journée, confie-t-elle, est aussi appelée la Journée Internationale des  femmes africaines en guise de reconnaissance des réalisations et contributions des femmes africaines au développement et à la libération de l’Afrique.

Elle est, rappelle-t-elle, l’initiative d’Aoua Keita, une sage-femme militante pour les droits des femmes et femme politique malienne. Elle a lieu le 31 juillet de chaque année en commémoration du 31 juillet 1962, date à laquelle des femmes de l’ensemble du continent africain se réunissent pour la première fois et créent la toute première organisation dédiée aux femmes africaines : l’organisation Panafricaine des Femmes. A la suite de la rencontre des Femmes  Africaines à Dar Es-Salam , la Journée Internationale des Femmes Africaines sera promulguée par les Nations unies en 1962 avant d’être officiellement consacrée le 31 juillet 1974, lors du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des femmes qui s’est tenu au Sénégal.

Serge Nekoulko Nadjingar 

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