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Développement

Conseil économique et social : Pour un habitat descend

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) a ouvert sa première session ordinaire de l’année 2026, ce jeudi 5 février 2026, sous le thème : « La résilience climatique et l’habitat durable au Tchad ». La cérémonie présidée par Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Administration du Territoire, Limane Mahamat, représentant le Président de la République.

Ouvrant les travaux, le président du CESCE, Dr Ahmat Mbodou Mahamat a souligné que le choix de ce thème interpelle la capacité collective à repenser les modes de construction, d’aménagement du territoire et de gestion des villes et des zones rurales, afin de garantir aux populations un cadre de vie décent, résilient et respectueux de l’environnement. « C’est une thématique qui s’inscrit pleinement dans la vision du chef de l’Etat à travers le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » qui vise à faire du Tchad un pôle de croissance, de stabilité et d’innovation au sahel et en Afrique » a-t-indiqué. Cette orientation stratégique consiste à structurer l’action publique autour de la modernisation des infrastructures, du développement équilibré des territoires, de la valorisation durable des ressources et du renforcement du capital humain.

Cette première session intervient dans un contexte national, régional et mondial marqué par des mutations profondes, où les effets des changements climatiques se font ressentir avec une acuité profonde. Les sécheresses récurrentes, inondations, dégradation des sols, pression démographique et urbanisme rapide posent des défis majeurs aux politiques de développement, notamment dans le domaine de l’habitat. « Au Tchad, la croissance rapide et peu planifier des villes, combinée à l’insuffisance ou à la faible application des règles d’urbanisme et de construction, accentue la vulnérabilité des ménages », a souligné le président du conseil économique social.

Des contraintes institutionnelles

Malgré les efforts consentis par l’Etat, le secteur de l’habitat demeure confronté à de multiples contraintes d’ordre institutionnel, financier, technique et technologique, limitant sa capacité à répondre efficacement aux besoins de la population. Ainsi, la majorité des populations vit dans des conditions précaires, dans des logements construits sans normes, à partir de matériaux coûteux, inadaptés au contexte climatique et culturel, et offrant peu de confort thermique et de résilience face aux aléas climatiques. Face à cette situation, il apparaît indispensable que l’Etat, les collectivités, les professionnels du cadre bâti et les populations conjuguent leurs efforts pour mettre en place des politiques et des solutions d’habitat résilient, intégrant la réduction des risques des catastrophes. Cela doit répondre également à l’adaptation au changement climatique et la protection durable des populations vulnérables sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, la résilience climatique, la lutte contre les effets du changement climatique, la protection des populations vulnérables et la promotion d’un développement urbain et rural durable doivent constituer des axes transversaux majeurs de l’action gouvernementale, traduisant la volonté de bâtir un Tchad plus inclusif, résilient et durablement préparé aux défis économiques, sociaux et environnemental. « C’est dans cette dynamique que les conseillers de la République entendent conduire un diagnostic approfondi des impacts du changement climatique sur l’habitat, évaluer les réponses apportées par l’Etat et formuler des recommandations opérationnelles et réalistes avec une attention particulière portée à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables », a conclu Dr Ahmat Mbodou Mahamat.

Yonwa Maïlébélé

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