L’ambassade de la République française au Tchad a commémoré, le mardi 14 juillet 2026, la fête nationale marquant le début de la révolution française en 1789. La cérémonie a eu lieu au jardin de la résidence de l’ambassadeur en présence des autorités tchadiennes et des corps diplomatiques accrédités au Tchad.
Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, la Tchadienne et la Marseillaise, le chef de la diplomatie française a remercié ses invités de marque avant de faire une brève aperçue sur les relations entre son pays et le Tchad.
Pour l’ambassadeur de France au Tchad, Eric Gérard, le 14 Juillet est un jour particulier pour la France et pour les Français. Un jour qui rappelle les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, qui sont les fondements de la République. « Des valeurs devenues universelles, auxquelles nous sommes profondément attachés », a-t-il rappelé. Selon lui, le 14 Juillet est aussi l’occasion de savourer le plaisir de se retrouver pour un moment de partage, d’évoquer les temps forts de l’année écoulée, mais surtout de profiter du présent et de nous projeter vers l’avenir. « En ce 14 Juillet, nous sommes heureux de vous accueillir, pour la troisième fois ici, à N’Djamena, à la Résidence de France. Au cours de l’année écoulée, beaucoup d’entre vous nous ont témoigné leur proximité, leurs espoirs, leurs attentes et leur amitié. Cette volonté commune de bâtir ensemble un avenir prospère, dans la paix et la stabilité, est précieuse, tout comme l’amitié qui nourrit nos relations », s’est réjoui le diplomate français.
Pour Eric Gérard, cette amitié entre la France et le Tchad, entre Français et Tchadiens, puise ses racines dans l’histoire, comme dans le destin commun de nombreux citoyens des deux pays, ajoutant que c’est une amitié qui s’est également forgée à l’épreuve des événements et du temps. « Je profite pour saluer avec le plus grand respect nos anciens combattants, qui nous font l’amitié d’être présents parmi nous ce soir. Cette amitié se construit chaque jour. Nous devons continuer à tisser des liens fondés sur le respect, l’affection réciproque, la franchise et la sincérité. Nous savons nous dire les choses », a-t-il soutenu. Depuis notre premier 14 Juillet en 2024 au Tchad, a insisté l’ambassadeur, cette relation s’inscrit dans le cadre de partenariats renouvelés qui ouvrent de nouvelles perspectives dans tous les domaines de coopération.
Le diplomate a également évoqué la rencontre entre les deux chefs d’État, le 29 janvier dernier à Paris, qui a marqué un premier temps fort de ce partenariat sous ses nouvelles formes. « Le deuxième temps fort fut le Sommet Afrique-France de Nairobi ; un sommet marquant par son ampleur, puisqu’il a rassemblé 49 pays, dont le Tchad, représenté au niveau des chefs d’État et de gouvernement », a-t-il indiqué. De son point de vue, ce sommet a également été déterminant par ses ambitions et ses réalisations, puisqu’il a permis de concrétiser la volonté de bâtir des nouvelles relations avec des partenaires du continent africain : des relations équilibrées, au service d’intérêts mutuellement bénéfiques, tournées vers l’avenir, la jeunesse et l’innovation, ainsi que vers des engagements et des résultats concrets.
Un engagement pour le développement du Tchad
Pour Eric Gérard, la France s’est engagée aux côtés du Tchad sur le chemin de son développement, à travers de nouveaux projets qui s’inscrivent dans la dynamique du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », porté par le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. D’après lui, ce programme est essentiel pour le développement et l’essor d’un pays confronté à de multiples défis. « Comme dans toute entreprise d’envergure, le passage de la conception à la mise en œuvre constitue un défi quotidien pour valoriser pleinement les potentialités du pays. Mais là où il y a une volonté, il y a un chemin, et ce chemin est devant nous », a expliqué l’ambassadeur.
Le chef de la diplomatie française a aussi fait savoir que trente-neuf projets de coopération sont actuellement actifs dans de nombreux domaines, notamment l’agriculture, les infrastructures, l’éducation, la jeunesse et la société civile.
Jules Doukoundjé












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