Dans une déclaration, à l’occasion de la journée commémorative de l’enseignant célébrée le 5 octobre 2026, le syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SYNECS) a fait savoir ses difficultés et porté à l’attention de l’opinion ses revendications, ce 10 octobre 2026.
Selon le président du Bureau Exécutif National du Synecs, Dr Djim-Adjim Tabo, cette journée commémorative de l’enseignant célébrée en différé constitue un moment de réflexion sur la situation socioprofessionnelle des enseignants-chercheurs et les conditions dans lesquelles ils exercent leurs missions. Il a souligné que l’enseignant-chercheur est au cœur du développement scientifique, intellectuel, économique et social, en Il formant des cadres, produisant et transmettant le savoir, contribuant à la recherche scientifique et participant à la résolution des défis de la société. Pourtant, cette tâche est accomplie dans des conditions difficiles, exigeant des réponses concrètes et urgentes.
Djim-Adjim Tabo a ajouté que le SYNECS, organisation représentative des enseignants-chercheurs, est dans une démarche de dialogue social régulier, inclusif, transparent et institutionnalisé, fondé sur le respect des engagements pris. « Ces engagements que je nomme la question du statut particulier des enseignants-chercheurs. Ce texte est indispensable à la reconnaissance, à la sécurisation et à la valorisation de nos carrières. Elle demeure une priorité pour le SYNECS », a dit le président du bureau exécutif national du Synecs.
Le président du SYNECS a souligné aussi que la signature sans délai de l’arrêté portant application du décret 2473 de 2022 fixant le service hebdomadaire des enseignants-chercheurs des établissements publics, la finalisation et la signature de l’arrêté rectificatif des reversés de l’enseignement supérieur, le paiement intégral avant la fin du mois d’octobre des heures supplémentaires, des frais liés au jury des examens et aux encadrements de mémoires de master.
Le président du SYNECS Djim-Adjim Tabo a demandé également l’accélération du traitement des dossiers du projet de développement de l’enseignement supérieur (PRODES) et du fonds de la Contribution à la Formation et Formateurs au Tchad (CONFOFOR II) qui constituent des instruments importants pour le renforcement des capacités, la formation continue et la mobilité académique des enseignants-chercheurs.
Le dossier relatif au terrain destiné aux enseignants-chercheurs demeure également une préoccupation. Il a également évoqué la question de la prise en charge médicale des enseignants chercheurs. « Nous rappelons qu’une couverture médicale adaptée, une meilleure prise en charge des consultations, examens et traitements, à la conclusion des conventions avec des structures sanitaires numériques, une attention particulière aux évacuations sanitaires s’il en est besoin, lorsque c’est prescrit médicalement », conclue-t-il.
« L’enseignant-chercheur ne peut être considéré comme un simple dispensateur de cours. Il est un acteur essentiel de la production du savoir et du développement national » a poursuivi le président. Pour préserver la paix sociale, Djim-Adjim Tabo demandé à ce que toutes ces préoccupations soient portées à la connaissance des autorités compétentes le plus rapidement possible.
Doukoundjé Caroline












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