La Fédération tchadienne de handball intensifie les préparatifs en vue de la compétition de la zone 4, prévue du 28 avril au 2 mai 2026 à Douala, au Cameroun. Cette échéance internationale constitue une étape décisive pour les sélections jeunes du Tchad, notamment les catégories U17 et U19, qui ambitionnent de décrocher leur qualification pour la phase continentale.
Le secrétaire général de la Fédération tchadienne de handball, Hervé Allambatna, a souligné l’importance de cette compétition organisée sous l’égide de la Fédération internationale de handball (IHF). « Cette compétition se déroule d’abord par zone. Dans notre zone 4, nous allons nous retrouver à Douala avec environ sept à huit pays de la sous-région. Ce sont les phases préliminaires qui ouvrent ensuite la voie au niveau continental, puis mondial », a-t-il expliqué.
La compétition regroupera notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, les deux Congo, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et Sao Tomé-et-Principe. Pour la Fédération tchadienne, l’objectif est clair : obtenir le ticket pour la phase continentale. « Nous voulons aller chercher notre qualification pour le continental », affirme Hervé Allambatna.
Le secrétaire général rappelle que le pays a déjà connu cette réussite par le passé. « En 2012, le Tchad avait remporté cette compétition en tant que pays organisateur, ce qui avait permis à nos cadets d’accéder au niveau continental », se souvient-il. Un précédent qui nourrit aujourd’hui l’espoir. Depuis plus de trois mois, les jeunes handballeurs sont en regroupement sous la supervision de la direction technique nationale, afin de maximiser leurs chances. « La direction technique a travaillé d’arrache-pied pour permettre à ces jeunes de porter haut le drapeau tchadien lors de cette compétition », souligne-t-il.
Un enjeu de formation et de visibilité
Au-delà de l’objectif immédiat, cette compétition revêt également une dimension stratégique pour le développement du handball. « C’est une opportunité d’habituer les jeunes aux exigences du haut niveau et de préparer les équipes seniors aux compétitions internationales de demain », explique le secrétaire général. Pour lui, la participation aux compétitions internationales est essentielle. « On peut pratiquer le handball au niveau local, mais sans exposition internationale, on stagne », insiste-t-il.
Si la préparation technique est jugée satisfaisante, les contraintes financières restent préoccupantes à quelques jours du départ. « Techniquement, les joueurs sont prêts de 90 à 96 %, selon les évaluations de la direction technique. Le reste sera affiné avec le temps », indique Hervé Allambatna. En revanche, sur le plan financier, la situation demeure critique. « Nous avons besoin de primes pour les joueurs, d’équipements, de frais de mission et de déplacement. Une partie est prise en charge par la Fédération internationale, mais l’autre reste à la charge de la Fédération. C’est là que l’État doit nous appuyer », plaide-t-il.
La Fédération déplore, par ailleurs, le faible accompagnement des pouvoirs publics. « L’État se focalise davantage sur le football, alors que nous avons un réel potentiel dans d’autres disciplines comme le handball, le basketball ou le volleyball », regrette-t-il.
Selon lui, la participation du Tchad à cette compétition repose en grande partie sur les efforts du président de la Fédération, Abba Djidda Mamar Mahamat. « Il se mobilise personnellement pour permettre à l’équipe de participer et de représenter dignement le pays à l’international », souligne-t-il.
Malgré les difficultés, le secrétaire général reste optimiste et appelle à une mobilisation générale. Il invite notamment le peuple tchadien à soutenir l’équipe nationale, ainsi que la diaspora vivant au Cameroun. « Nous appelons la communauté tchadienne de Douala et de Yaoundé à se mobiliser massivement pour soutenir les Sao au stade de Japoma, dès le 28 avril 2026 », lance-t-il.
Man-Ya Allah Gisèle











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