L’histoire de la capitale tchadienne se dévoile à travers un ouvrage inédit. Intitulé « Mouminallah ou la naissance d’une capitale », ce livre posthume de feu Mahamat Saleh a été présenté et dédicacé au public, ce samedi 8 août 2026, à l’ONAMA.
Publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection Al-Mouna, l’ouvrage retrace la transformation de l’ancien Fort-Lamy en N’Djaména. À travers 112 pages, l’auteur propose une plongée dans les origines de la capitale, son évolution urbaine et les différentes étapes qui ont façonné son identité.
Plus qu’un récit historique, « Mouminallah ou la naissance d’une capitale » se veut un témoignage sur la mémoire collective. L’ouvrage évoque des personnages, des administrateurs, des plans d’époque ainsi que des scènes de la vie quotidienne, offrant aux lecteurs un regard sur la capitale d’hier et les mutations qui l’ont conduite à devenir la N’Djaména actuelle.
Lors de la cérémonie, Idriss Saleh Mahamat, fils de l’auteur, a souligné la portée de cette publication. Selon lui, le livre constitue un pont entre le passé et le présent et permet de préserver la mémoire de son père, intellectuel et comptable de formation, disparu en 1982 à l’âge de 55 ans. Il a également salué la présence de plusieurs personnalités ayant connu l’auteur, qu’il considère comme des « gardiens de la mémoire ».
Ahmat Abdoulaye Ogoum, ancien collabarateur de l’auteur a, pour sa part, rappelé le parcours de Mahamat Saleh. Il l’a présenté comme une figure intellectuelle, syndicale, administrative et politique ayant marqué la période coloniale et les premières années de l’indépendance du Tchad.
De son côté, le chef du département des Éditions Al-Mouna, par ailleurs critique litteraire, Dr Djimlem Augustin Ngaramadji, qui a supervisé le travail éditorial, considère l’ouvrage comme une véritable passerelle entre les générations. Il estime que le livre ne se limite pas à rapporter des faits historiques, mais invite également à réfléchir sur la mémoire collective et sur la signification de bâtir une capitale.
La jeunesse interpellée
La question de la transmission aux jeunes générations a également occupé une place importante au cours des échanges. Présent à la cérémonie, le maire du 3ᵉ arrondissement de N’Djaména, Ahmat Goni Tidjani, a appelé la jeunesse à s’approprier l’histoire de la capitale afin de mieux réfléchir à son avenir.
Pour lui, connaître les origines de N’Djaména doit permettre de poser une question essentielle : quelle capitale les générations actuelles souhaitent-elles léguer à celles de demain ? Il a ainsi invité les citoyens, particulièrement les jeunes, à participer à la transformation et au développement de la ville.
« Mouminallah ou la naissance d’une capitale » apparaît comme un document de mémoire et un outil pédagogique destiné notamment aux jeunes générations. Il rappelle que chaque rue, chaque quartier et chaque lieu de N’Djaména porte une part de l’histoire et de l’identité collective du Tchad.
Streve Dinguemtog












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