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Santé

Lutte contre le choléra : La situation épidémiologique sous contrôle

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a dirigé ce mardi 4 août 2026, une réunion périodique pour présenter la situation épidémiologique du choléra avec les partenaires techniques et financiers. C’est aussi l’occasion de définir les grandes orientations pour la prochaine riposte.

Pour le manager incident du choléra au ministère de la Santé publique et de la Prévention, Nguétora Antoine, à la date du 3 août 2026, au total 8 cas de choléra ont été enregistrés et parmi ces huit cas, 7 proviennent de Farcha dans le 1er arrondissement de NDjaména, entre autres des quartiers Djougoulié, Adré, ajoutant qu’un cas provient également d’amriguébé.

Selon lui, ce qui porte le bilan total à 71 cas depuis le début de l’épidémie, avec 8 décès enregistrés. Il a également précisé qu’il a actuellement 13 patients pris en charge dans les centres de traitement, tandis que 50 autres ont été guéris. « Nous devons donc reconnaître que cette lutte ne relève pas uniquement du ministère de la Santé publique, puisque les malades viennent des communautés. Il est nécessaire que tout le monde s’engage aux côtés des autorités sanitaires afin de pouvoir maîtriser cette épidémie », a indiqué Nguétora Antoine.

Dans le cadre de cette riposte, les grandes orientations données par le ministre de la Santé publique consistent à renforcer au maximum la sensibilisation autour de cette problématique sanitaire, à ne laisser personne de côté et à faire en sorte que chacun soit informé et participe aux activités de mobilisation communautaire. « Nous avons déjà travaillé avec les leaders religieux, rencontré les autorités municipales des différents arrondissements de la ville de N’Djamena avec lesquelles nous avons collaboré. Nous avons également travaillé avec les journalistes ainsi qu’avec les influenceurs afin de leur fournir un maximum d’informations pour leur permettre de conduire efficacement les activités de sensibilisation sur la prévention du choléra. Nous avons aussi rencontré les syndicats des transporteurs ainsi que les autorités militaires », a expliqué le manager incident.

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a donné des instructions aux délégations sanitaires frontalières avec le Cameroun, le Soudan, le Nigeria et la République centrafricaine de la sensibilisation et la surveillance épidémiologique afin qu’aucun cas ne puisse passer inaperçu. Selon lui, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra, il n’y a pas de place pour les discours ou les slogans. Ce qui est attendu, c’est l’action sur le terrain. « Allez vers la mise en œuvre, corrigez les insuffisances qui ont été constatées et concentrez-vous sur les priorités », a-t-il exigé.

Concernant la vaccination, le ministre a indiqué qu’elle constitue un outil complémentaire et essentiel. Toutefois dit-il, l’immunité ne commence à se développer qu’à partir du dixième jour après l’administration du vaccin. C’est donc un élément important, mais il doit être intégré dans une approche globale avec les autres mesures déjà mises en place. « Nous mettrons à votre disposition les moyens nécessaires. Vous devrez ensuite identifier les besoins et les justifier », a-t-il rassuré.

Au sujet des moyens de transport, Dr Abdelmadjid Abderahim dit avoir reçu plusieurs représentants des associations qui lui ont informé qu’un grand nombre d’agents sont mobilisés, mais qu’ils ne disposent pas de véhicules pour leurs déplacements. Pour cela, il les a orientés de se rapprocher de l’Office national d’appui aux activités sanitaires afin de mettre des bus à leur disposition tout en assurant la coordination.

Jules Doukoundjé

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