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Mobile money, une solution pour l’inclusion financière

Le Projet d’appui au développement de la microfinance en soutien à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes, phases 1 (PDMFI/FJ-1) a organisé un atelier sur la finance digitale, le lundi 23 mars 2026, sous le thème : « Distribution des services financiers digitaux et gestion des risques. »

Cet atelier vise à créer un espace d’échanges entre les acteurs de l’écosystème financier à savoir : les institutions financières, les opérateurs des télécommunications, les autorités de régulation et les partenaires techniques et financiers afin d’identifier ensemble les bonnes pratiques et les solutions adaptées au contexte tchadien. Le coordonnateur du PDMFI/FJ-1, Mikaïl Abakar Ibrahim, a souligné qu’aujourd’hui les services financiers digitaux constituent un levier pour améliorer l’accès des populations aux services financiers, notamment pour les populations rurales, les jeunes et les femmes qui restent encore largement exclus du système financier classique.

« Le développement de ces services doit s’accompagner d’une distribution efficace et responsable, ainsi que d’une gestion rigoureuse des risques. Les questions liées à la sécurité des transactions, à la protection des consommateurs, à la fiabilité des réseaux d’agents ou encore à la cybersécurité sont désormais au centre des préoccupations de l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il indiqué. Selon lui, cette rencontre traduit l’engagement des parties prenantes à construire un système financier plus inclusif, innovant et sécurisé. Il a insisté sur l’importance de la coopération entre les différents acteurs du système  pour partager les expériences, identifier les meilleurs pratiques et développer des solutions adaptées aux spécificités du contexte national.

Parfait Aho Seka, expert international en finance digital, pour sa part, a relevé que « beaucoup de personnes ne s’intéressent pas à la finance digitale. Le mobile money, ne suscite pas l’intérêt attendu parce qu’il est méconnu, incompris. Mais il existe représente une alternative peu coûteuse », dans les transactions. Selon lui, le distributeur des services financiers est appelé à créer un environnement de confiance aux utilisateurs. C’est ainsi que « les clients donnent plus d’importance aux transferts côté stock qu’au mobile money », rappelle-t-il pour le déplorer. Il est à noter que cet atelier constitue une étape importante pour renforcer la confiance dans les services financiers numériques et soutenir leur développement au Tchad.

Aïmadji Sylvie

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