Le Projet Intégré pour la Lutte contre les inondations et la résilience urbaine à N’Djaména (Pilier) a lancé la campagne 2026 de curage des caniveaux dans la ville de N’Djaména. C’est le site de la route de Chari Mongo, à l’intersection des communes du 7ème et 8ème, qui a accueilli le démarrage des activités, le 6 mai 2026.
Une opération de routine pour les autorités politiques réunies et leur principal partenaire, la banque mondiale, qui œuvrent pour offrir un cadre de vie acceptable aux habitants de la ville pendant la saison des pluies. C’est avec attention que le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Assilleck Halata, et le représentant de la banque mondiale au Tchad ont suivi les explications techniques du représentant des entreprises contractantes.
D’après l’ingénieur, Dr Prospère Doumtoudjinodji, la campagne de cette année couvre 242 km dont 191Km de caniveaux pour le drainage des eaux pluviales et 50 Km de collecteurs qui représentent les grands caniveaux à l’image de celui de Chari Mongo. Tous ces travaux, d’après l’ingénieur, seront réalisés en 45 jours afin de soulager la population.
Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Assilleck Halata, a insisté auprès des entreprises en charge de l’exécution du projet de veiller à la fermeture des caniveaux aussitôt après le séchage des ordures et leur évacuation. Les équipes techniques de chaque commune d’arrondissement, recommande le ministre, doivent être impliquées dans le travail.
Dans un tout autre registre, le ministre Assilleck Halata a réaffirmé l’engagement du gouvernement et ses partenaires, dont la banque mondiale, a rendre la ville propre pour les populations, rappelant la réédition de l’opération. Pour ce faire, les entreprises contractantes sont appelées à s’appliquer dans le travail et à améliorer ce qui n’a pas marché par le passé. Un appel à la responsabilité qui en appelle à un autre. De manière solennelle, le ministre a interpellé la conscience des Tchadiens et souhaité un état d’être civique. Un cri de cœur contre l’incivisme de ceux qui obstruent les caniveaux entretenus par leurs pratiques. « Nous demandons à la population de nous aider dans cet effort constant par un comportement responsable. Ce n’est pas bien que des gens jettent des ordures dans les caniveaux », avance-t-il.
De l’appel à la conscience, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat rappelle aussi une position de la fermeté pour ceux qui s’adonneraient à cette pratique consistant à déverser des eaux usées dans la rue, jeter des décès physiques dans les infrastructures destinées à l’écoulement des eaux.
Blaise Mbaïadoumbeye/Nekouanodji Rolande (stagiaire)












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