Le président du Conseil provincial de la Tandjilé, Yaougué Mallet, se dit globalement satisfait malgré plusieurs contraintes auxquelles il fait face depuis son installation officielle. Il affirme que son institution travaille dans un esprit de collaboration et d’écoute afin d’assurer son bon fonctionnement et de répondre aux attentes des populations.
Selon Yaougué Mallet, le Conseil s’efforce de jouer pleinement son rôle de représentation et d’accompagnement du développement de la province. Depuis son installation, le Conseil provincial a mené plusieurs actions, notamment la tenue de sessions ordinaires consacrées à la définition des priorités provinciales. Des descentes sur le terrain ont également été effectuées afin d’identifier les besoins réels des populations.
Le président du Conseil provincial affirme avoir multiplié les échanges avec les autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi qu’avec les partenaires locaux. Plusieurs projets de développement local sont en cours d’exécution dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures et de l’agriculture. Le Conseil met également en avant des actions de sensibilisation sur son rôle et ses prérogatives auprès des populations.
Parmi les réalisations concrètes figurent la réfection du siège du Conseil, la réalisation de forages au profit des populations, ainsi que le soutien aux initiatives de la jeunesse, de la culture et des activités sportives. Des programmes de formation à l’auto-emploi en faveur des jeunes ont aussi été lancés. Dans les prochains jours, le Conseil prévoit de se doter de moyens roulants pour améliorer l’efficacité de ses interventions sur le terrain.
Des difficultés structurelles persistantes
Malgré ces avancées, le Conseil provincial de la Tandjilé fait face à plusieurs difficultés majeures. Au nombre de celles-ci figurent l’insuffisance de ressources financières et logistiques, le manque d’infrastructures adaptées à son fonctionnement, ainsi que l’inaccessibilité de certaines zones pendant la saison des pluies.
Le principal défi c’est, selon son président, de répondre efficacement aux préoccupations des citoyens tout en consolidant le processus de décentralisation avec un accent particulier sur l’éducation, la santé, l’agriculture, la jeunesse et l’autonomisation des femmes.
Concernant les ressources financières, le Conseil provincial estime que le budget actuel ne permet pas de couvrir l’ensemble des activités prévues. L’institution souligne sa dépendance aux dotations de l’État, jugées irrégulières, ce qui peut impacter la mise en œuvre des politiques publiques.
Malgré ces contraintes, le Conseil affirme privilégier une gestion rigoureuse des ressources disponibles et concentrer ses efforts sur les actions prioritaires. Il appelle par ailleurs les autorités nationales à renforcer les moyens financiers des collectivités territoriales et plaide pour l’adoption d’un cadre légal sur la fiscalité locale, notamment un régime fiscal et comptable adapté.
Sur le plan des relations institutionnelles, le Conseil provincial affirme entretenir de très bons rapports avec la population locale, à travers des échanges réguliers visant à mieux comprendre les préoccupations des citoyens. Les relations avec les autorités administratives sont qualifiées de collaboration et de concertation, basées sur le respect mutuel conformément aux textes en vigueur.
Le Conseil souligne enfin ses bonnes relations avec les autres conseils provinciaux, à travers des échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques. Il souhaite renforcer ce cadre de coopération dans un cadre plus formalisé afin de relever les défis liés à la décentralisation et au développement local.
Badour Oumar Ali












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