L’Association nationale des Communes du Tchad (ANCT) et l’Agence tchadienne d’Appui au Développement local (ATADEL) ont organisé, ce 20 janvier 2026 à N’Djaména, une table ronde de mobilisation des ressources en faveur du financement du Programme National d’Appui aux Communes du Tchad (PNACT). Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement du développement local et de la décentralisation, piliers de la gouvernance territoriale au Tchad.
Le PNACT est une initiative stratégique mise en œuvre à travers un partenariat technique associant l’ANCT, l’ATADEL et l’Organisation internationale de la Francophonie. Il vise à doter les communes d’outils et de moyens adaptés afin de répondre efficacement aux besoins des populations, tout en renforçant l’autonomie et la gouvernance locales. La table ronde a réuni des maires, des leaders communautaires ainsi que des administrateurs communaux de la capitale, traduisant l’intérêt porté à la mise en œuvre concrète de ce programme structurant.
Prenant la parole, le président de l’ATADEL, Djimounoum Begui, a livré un plaidoyer en faveur du financement du PNACT. Il a souligné que ce programme est pleinement aligné sur le Plan National de Développement, Tchad Connexion 2030, ainsi que sur la feuille de route nationale en matière de décentralisation. Selon lui, le PNACT constitue « un levier concret pour une croissance inclusive, territorialisée et durable ».
Ouvrant les travaux, le président de l’ANCT et maire de la ville de N’Djaména, Senoussi Hassana Abdoulaye, a replacé le PNACT dans la vision politique portée par le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République, Chef de l’État. Une vision fondée sur un État fort, stratège et proche des citoyens, dans laquelle la décentralisation apparaît comme un levier essentiel de stabilité, de cohésion sociale et de développement durable.
Le PNACT se présente ainsi comme un instrument opérationnel majeur de mise en œuvre du Plan National de Développement. Il contribue directement au renforcement de la gouvernance locale et territoriale, à la promotion d’une croissance inclusive, à la réduction des inégalités entre les territoires et au renforcement de la résilience des communautés face aux chocs climatiques et socioéconomiques. Le programme cible vingt communes à travers le pays, dont les dix communes d’arrondissement de N’Djamena, ainsi que Abéché, Bitkine, Bol, Bongor, Doba, Mao, Massenya, Mongo, Moundou et Sarh. Il ambitionne d’améliorer le bien-être socio-économique et la résilience des populations, notamment à travers l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et le renforcement des capacités des responsables communaux et des organisations de la société civile.
À travers cette table ronde, l’ANCT et l’ATADEL réaffirment leur engagement à faire des communes le socle d’un développement local inclusif, durable et porté par les territoires, en cohérence avec les ambitions nationales de modernisation et de progrès.
Sikngaye Tamaltan Inès












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