Dans un communiqué signé, le 16 janvier 2026, le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Gassim Chérif Mahamat a informé l’opinion publique nationale et internationale de la violation du territoire tchadien par les Forces de soutien rapide (FSR). Outre leur entrée illégale, elles ont cru bon de s’attaquer aux éléments des forces de défense et de sécurité, tout comme aux civils dans l’Est du pays. Malheureusement, ils ne sont pas les seuls à s’adonner à cette manœuvre dangereuse. Les forces armées soudanaises, elles aussi, violent allègrement l’espace aérien tchadien. Il est donc clairement établi que les acteurs du conflit soudanais sont décidé à déplacer leur conquête de soif du pouvoir au Tchad et à l’impliquer dans la spirale de violences.
En jouant ses bons offices et en servant de terre d’accueil pour de centaines de milliers de réfugiés soudanais, le Tchad s’est inscrit dans la logique son hospitalité légendaire. Par le passé, il l’avait déjà fait autant pour d’autres Etats voisins sans que cela ne se retourne en mal pour lui et sa population.
En décidant sans forme de courtoise de se servir du sol tchadien comme base arrière pour continuer leur guerre fratricide, les forces en présence ont oublié que le Tchad, bien que neutre, tient fermement à préserver son territoire et ses acquis en matière de paix et de développement. Le communiqué du gouvernement est la preuve que le pays n’est pas prêt à tolérer le moindre dérapage d’une force étrangère sur ses 1 284 000 Kilomètres carrés. S’adjuger le droit de s’installer sans procédure au Tchad et y perpétrer des exactions ne relève pas du hasard. C’est une provocation, d’où le ton ferme du gouvernement à ne plus jamais permettre ce genre de mésaventure.
Au stade actuel, les réfugiés soudanais venus s’installer au Tchad de manière légale sans enfreindre les us et coutumes des communautés tchadiennes n’ont rien à craindre. Mais pour tous ceux qui sont partisans ou ont des ambitions au-delà du simple besoin de sécurité et d’asile, le message du gouvernement est sans équivoque. Ils ne peuvent, sous aucun prétexte, agir à partir du Tchad.
Il est vrai que le Tchad qui a une longue frontière avec le Soudan ne peut rester indifférent aux souffrances des populations et va continuer de souhaiter un dénouement rapide du conflit. Mais il a, en plus, le devoir de veiller sur les différentes composantes de sa société. Ses forces de défense ne sauraient accepter que certains de ses éléments perdent la vie inutilement par les humeurs des autres.
Vivement, que les communications, les agissements et les prises de position de chaque Tchadienne et de chaque Tchadien puissent se faire avec patriotisme.
La Rédaction












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