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Editorial

Éditorial : Une lutte pour la survie

De l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud, les pays du monde subissent de plein fouet les effets du changement climatique, et ce malgré les nombreux colloques et conférences au cours desquels de fortes résolutions ont été adoptées. Ce phénomène, également appelé dérèglement climatique, se traduit par une augmentation rapide de la température moyenne de la surface terrestre, ainsi que par une perturbation profonde des réalités météorologiques. La hausse des températures entraîne une évaporation accrue, favorisant la survenue de tempêtes et d’événements climatiques extrêmes.

À l’origine de cette situation figurent principalement les émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines. Celles-ci laissent de profondes empreintes sur les saisons et portent un coup dur au mode de vie de nombreuses populations. Les espèces animales et végétales n’en sont pas épargnées. Dans certaines régions du monde, l’élévation des températures s’accentue davantage, contribuant à la fonte des glaciers et à la disparition de la glace de mer.

Dans la plupart des régions, la pression exercée par les activités humaines sur l’environnement est telle que la faune et la flore disparaissent à un rythme alarmant. Une dégradation qui, si elle n’est pas freinée, entraînera de graves conséquences sur les milieux de vie et sur l’ensemble des êtres vivants dans les années à venir. Le changement climatique expose les populations à l’insécurité alimentaire, à la pénurie d’eau, aux inondations, aux maladies infectieuses, aux vagues de chaleur extrême, aux pertes économiques, voire à des déplacements forcés. Ce n’est donc pas un hasard si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie le dérèglement climatique de plus grande menace pour la santé mondiale au XXIᵉ siècle.

Face à cette menace, comment le Tchad s’emploie-t-il à préserver ses ressources et à préparer son avenir ? À plusieurs reprises, le pays a pris part aux conférences des parties (COP). Des projets d’arborisation et de régénération environnementale, tels que la ceinture verte et bien d’autres initiatives, ont été lancés dans cette optique. De nombreux acteurs de la société civile et des intervenants indépendants se sont également engagés dans ce combat. Des efforts à saluer, même si tout n’est pas encore acquis.

Cette lutte requiert souvent des investissements colossaux, bien au-delà des capacités des communautés locales. Toutefois, à petite comme à grande échelle, des actions de protection et de préservation de l’environnement sont menées, appuyées par des stratégies de sensibilisation. Chaque État est appelé à s’organiser, selon ses moyens, afin de préserver des vies et d’assurer la continuité. Mobiliser les populations autour d’un front commun suppose une compréhension claire des enjeux. Avant de compter sur l’engagement des grandes nations, le Tchad doit tracer sa propre voie pour sauver ce qui peut l’être, à travers des actions concrètes et durables.

La Rédaction

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ATPE

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