La secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine et la représentante de l’Organisation Mondiale de la santé au Tchad, Anya Blanche se sont rendues le mardi 24 mars, au site des nomades de Mandjafa. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose édition 2026.
Placée sous le thème : « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose », le département en charge de la Santé publique et ses partenaires mettent les bouchées doubles pour contrer cette maladie. Leur descente de sensibilisation et de dépistage sur le site des nomades à Mandjafa, met un accent sur l’accès aux soins gratuits des couches vulnérables.
Pour le coordonnateur du Programme national de lutte contre la tuberculose, Dr Oumar Abdelhadi, le Tchad fait partie des pays où le taux de la tuberculose est élevé. Il a révélé que les gens portent la maladie mais refusent de se faire dépister parce qu’ils considèrent que c’est une maladie honteuse. Il poursuit dans son message que la contamination et la propagation se font à grand échelle notamment chez les réfugiés, les détenus, les nomades et les enfants malnutris. C’est pourquoi durant l’édition 2026, le programme national de lutte contre la tuberculose a ciblé plusieurs endroits à savoir le site des nomades, la prison de Klessoum, le centre Hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant pour les enfants malnutris et celui de la référence nationale pour les patients atteints du diabète. Des campagnes de sensibilisation et de dépistage gratuit seront accentuées dans les provinces surtout dans les zones où se trouvent des refugiés.
La représentante de l’OMS au Tchad, Anya Blanche a indiqué que son institution a consenti d’énormes efforts pour l’accès aux soins en ce qui concerne la tuberculose. C’est dans ce sens dit-elle que l’OMS a soutenu la mise en place de l’unité mobile de dépistage pour la lutte contre cette pathologie.
Pour la secrétaire générale du ministère de Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine, la mobilisation sur ce site n’est un pas le choix du hasard. « Nous sommes venues dire à la population et plus particulièrement aux nomades que la tuberculose n’est pas une maladie de la honte, ni une malédiction. C’est une maladie infectieuse comme tout autre qui peut être dépistée, diagnostiquée et traitée gratuitement », a-t-elle souligné. Elle a mentionné que les structures de santé disposent des produits gratuitement et a invité ces derniers à se faire dépister le plutôt que possible en cas de toux de plus de 15 jours pour éviter la contamination et la propagation.
Newingar Minguéngué Jacqueline












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