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Agriculture

ITRAD : La huitième phase du projet agricole sino-tchadien est lancée

L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD), en collaboration avec la mission agricole chinoise au Tchad (MATACT), a officiellement lancé, le mercredi 1er avril 2026, la huitième phase du projet d’assistance technique agricole chinoise au Tchad, à la station de recherche de Gassi.

Depuis 2006, la Chine mène au Tchad un projet d’assistance agricole qui en est à sa huitième phase. Preque 20 ans, plus de 100 experts chinois ont été envoyés au pays, avec pour objectif de renforcer les compétences locales.

Cette huitième phase du projet sera mieux adaptée aux réalités locales et aux besoins urgents du pays. En plus de la diffusion des variétés de riz, des technologies et des équipements agricoles, elle inclura des essais de cultures pluviales et de plantes fourragères, ainsi que le développement et la vulgarisation de semences hybrides. Le projet prévoit aussi l’introduction d’équipements agricoles compacts et la construction ou réparation de 5 000 mètres de canaux d’irrigation ».

Le chef de mission agricole chinoise au Tchad MATACT, He Qiaosheng, soutient que « dans le cadre de la coopération avec I’ITRAD, ils mèneront la culture de démonstration de riz sur 2 hectares à Gassi, ainsi que la culture de démonstration de I‘herbe Juncao (herbe champignon ».

Le Directeur général de l’ITRAD, Abdelkhadir Altidjani Koïboro, a, pour sa part, indiqué que le projet vise à renforcer les infrastructures de recherche agricole, développer des variétés adaptées aux contraintes climatiques et améliorer la production de semences de base. Il a également affirmé que les attentes de l’ITRAD pour cette nouvelle phase de coopération sont nombreuses et structurantes. «Nous attendons en premier lieu un transfert  effectif des technologies  et de compétences notamment dans le domaine de la sélection variable de la biotechnologie et de production semencière moderne. Nous attendons également une amélioration significative de capacités de production de semences améliorée en particulier pour les cultures stratégiques telles que le riz, le Maïs ou le blé », a-t-il avancé.

Oumar Hassanty Chaïbou, conseiller technique représentant le ministre de la Production et de l’industrialisation agricole, a affirmé que « la recherche agronomique est la base essentielle de la transformation agricole ». Elle constitue un élément clé des actions 70 et 73 du chantier 9 du chef de l’Etat, visant à développer le secteur agricole, garantir la souveraineté alimentaire, améliorer la gouvernance, stimuler la production et réformer les institutions financières agricoles. « Le projet s’inscrit également dans la vision des orientations stratégique du Plan National de Développement-Tchad connexion 2030 et contribuera à la productivité agricole, à renforcer la résilience face au changement climatique et à moderniser notre système semencier National», indique-t-il

À travers le transfert de compétences, l’introduction de technologies adaptées et l’amélioration des infrastructures, ce projet se veut de soutenir durablement la production agricole nationale. Il représente ainsi un levier important pour atteindre la souveraineté alimentaire et répondre aux défis climatiques et économiques du Tchad.

Aminata Dabirama

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