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Coopération Tchad

Coopération : Le Tchad et la Banque mondiale renforcent leur partenariat 

Le ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a accueilli, le mardi 28 avril 2026 à N’Djaména, une délégation de haut niveau du conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale. Composée d’administrateurs représentant 68 pays ainsi que de hauts responsables de l’institution, cette mission s’inscrit dans une volonté commune de consolider un partenariat orienté vers le développement et les réformes économiques.

Conduite par Harold Tavares, administrateur exécutif du Groupe Banque mondiale et du Fonds monétaire internationale (FMI), la délégation est venue à l’invitation des autorités tchadiennes pour mieux appréhender les réalités du terrain. « Nous sommes au Tchad pour voir de plus près les défis en matière de développement », a expliqué Arnaud Buissé administrateur exécutif du Groupe Banque mondiale, précisant que les membres de la mission représentent à eux seuls près de 40 % des droits de vote au sein du conseil d’administration de la Banque mondiale. Une représentation qu’il qualifie de « très large », allant « du Japon à la Colombie, en passant par le Nigeria ou encore les Bahamas ».

Au cours de son séjour, la délégation prévoit une série d’échanges avec les autorités publiques, mais aussi avec les acteurs du secteur privé, de la société civile et les partenaires techniques. L’objectif est d’avoir une lecture globale des défis auxquels le pays est confronté. « Nous sommes conscients que le Tchad fait face à plusieurs défis, qu’il s’agisse de la lutte contre la pauvreté, du changement climatique ou des répercussions des crises dans le Sahel », a souligné l’administrateur.

Les engagements seront poursuivis

La délégation n’a pas manqué de saluer certains efforts du pays, en particulier sa politique d’accueil des réfugiés, souvent citée comme un exemple dans la région. Dans le même temps, elle a exprimé son intérêt pour le Plan national de développement, considéré comme un cadre structurant pour répondre aux priorités économiques et sociales. Ce document met l’accent sur l’amélioration des services de base, la dynamisation du secteur privé et la création d’un environnement plus favorable aux investissements. Dans cette dynamique, le Groupe de la Banque mondiale entend poursuivre son engagement aux côtés du Tchad. Le portefeuille de l’institution représente déjà une part significative de l’économie nationale, équivalente à plus de 12 % du produit intérieur brut. « Nous voulons contribuer à accélérer la création d’emplois en agissant sur plusieurs leviers », a indiqué Harold Tavares. Il cite, entre autres, le renforcement des systèmes de santé et d’éducation, le développement des compétences, l’accès à l’électricité ainsi que l’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire. À court terme, un nouveau projet dans le domaine de l’eau devrait être soumis au conseil d’administration de la Banque mondiale dans les prochains mois.

Parallèlement aux réunions institutionnelles, la délégation prévoit également des visites de terrain afin d’évaluer l’impact concret des financements engagés. Des projets liés à l’accès à l’électricité et à la protection de la ville de N’Djaména contre les inondations figurent au programme. « Nous sommes ici pour mesurer les résultats des ressources mises à disposition et comprendre leur effet sur les populations », a insisté Arnaud Buissé, convaincu que cette immersion permettra d’affiner l’accompagnement futur de l’institution. « À la fin de cette visite, nous aurons une idée plus claire des défis et des priorités », a-t-il conclu.

Du côté des autorités tchadiennes, cette visite est perçue comme un signal fort. Le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a rappelé « l’appui exceptionnel » dont le pays a bénéficié ces dernières années, tant à N’Djaména que dans la mise en œuvre du Plan national de développement. Un partenariat que les deux parties entendent désormais approfondir, dans un contexte où les attentes en matière de croissance et de résilience restent élevées.

Sikngaye Tamaltan Inès 

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