Les sénateurs ont examiné et adopté le projet de loi portant ratification de la Convention créant un institut régional pour l’éducation au Sahel par 103 voix pour, zéro contre deux abstentions le lundi 27avril 2026.
La séance plénière est dirigée par le Président du Senat, Dr Haroun Kabadi, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Dr Mahamat Ahmad Alhabo et du secrétaire d’Etat à l’Education nationale, Dr Goulé Koudji.
Ce projet est un engagement régional pour l’apprentissage et la collaboration pour l’éducation au Sahel avec l’appui des partenaires techniques et financiers notamment le groupe de la Banque mondiale. Cet accord de financement a été conclu le 22 juillet 2025 à Nouakchott en Mauritanie d’un montant de 46 millions 825 954 de dollars américains destinés à la mise en œuvre du projet.
L’Institut a pour vocation de former des professionnels qualifiés, de proposer des solutions pertinentes aux problèmes éducatifs des pays, de développer la recherche appliquée en éducation, de promouvoir l’innovation pédagogique, de favoriser les échanges d’expériences entre États et de contribuer au relèvement global des capacités nationales dans les secteurs éducatifs. Son siège est à Nouakchott en République islamique de Mauritanie
La Convention a pour objet de créer l’Institut régional pour l’éducation au Sahel en lui conférant la personnalité juridique ainsi que l’autonomie financière.
« Il est ainsi conçu comme un outil régional d’appui technique, scientifique et institutionnel au service des politiques éducatives », a indiqué le rapporteur général de la commission affaire étrangère et des tchadiens de l’étranger du Senat, Abdallah Darkallah Sidi, rappelant que depuis plusieurs années, les pays du sahel font face à des défis majeurs dans le secteur de l’éducation marqué par l’insuffisance des capacités institutionnelles, des effets des prix sécuritaires et des déplacements des populations. Ces contraintes a-t-il dit, ont affecté particulièrement les systèmes éducatifs nationaux et limitant leur efficacité en matière de planification, de gestion et d’adaptation aux réalités locales. C’est pourquoi a-t-il justifie, ces projets s’inscrivent donc dans un contexte de reconnaissance par les pays du sahel de l’importance primordiale de l’éducation.












Ajouter un commentaire