L’association Tadamoun a organisé le 16 mai 2026 au Centre social n°4 de Klémat, dans le 2ème arrondissement, une rencontre d’échange dénommée « Bibliothèque vivante de la Solidarité ». À travers des récits de vie marqués par la précarité, la résilience et l’espoir, cette rencontre a voulu créer un espace d’écoute et de solidarité tout en encourageant l’autonomisation des femmes vulnérables grâce au lancement d’activités génératrices de revenus.
Dans cette “Bibliothèque vivante de la Solidarité”, les livres n’étaient ni rangés sur des étagères ni couverts de poussière. Ce sont des femmes en situation de vulnérabilité qui ont raconté leurs histoires, leurs blessures et leurs espoirs à travers l’initiative. Certaines ont évoqué les difficultés économiques, d’autres les violences, l’abandon ou encore les épreuves sociales auxquelles elles font face au quotidien. Pendant quelques minutes, chacune est devenue un « livre humain », ouvert au dialogue et à l’échange.
Pour la présidente de l’association Tadamoune, KhadidjaHassane Abdoulaye, cette initiative vise avant tout à rapprocher les citoyens des réalités souvent invisibles vécues par des femmes vulnérables. « Aujourd’hui, nos livres sont faits de chair, d’os et de souvenirs. Ce sont des femmes courageuses qui ont accepté de partager un fragment de leur parcours, de leur combat et de leur espoir avec nous », explique-t-elle. Selon elle, la bibliothèque vivante constitue un espace de rencontre où la parole permet de déconstruire les préjugés et de remettre l’humain au centre des échanges. « Nous voulons retirer les étiquettes et mettre des visages et des voix sur ces personnes qu’on juge parfois sans connaître leur histoire », souligne-t-elle.
Au-delà des échanges, l’association Tadamoune a également profité de cette rencontre pour lancer trois activités génératrices de revenus destinées aux femmes du Centre social n°4. La première concerne un site maraîcher aménagé pour permettre aux bénéficiaires de produire, apprendre des techniques agricoles et générer des revenus. Un salon de coiffure a également été ouvert afin d’offrir aux femmes un espace d’apprentissage professionnel et une possibilité d’insertion économique. Enfin, un atelier de fabrication de savon liquide a été mis en place pour développer une activité adaptée aux besoins du marché local. Pour Khadidja Hassane Abdoulaye, ces projets doivent permettre aux femmes concernées de retrouver progressivement leur autonomie. « La parole seule ne suffit pas. Il faut transformer les échanges en actions concrètes », affirme-t-elle.
De son côté, Aché Ahmat Hamat, maire adjointe du 2èmearrondissement, a salué cette initiative qui selon elle, place l’humain au cœur de l’action sociale. « Donner la parole à des femmes en situation de vulnérabilité afin qu’elles puissent partager leurs difficultés mais aussi leurs espoirs est une démarche noble », déclare-t-elle. Elle estime que cette bibliothèque humaine contribue à renforcer la solidarité et le vivre-ensemble au sein de la communauté. « Chaque personne porte en elle une histoire et une force qui méritent d’être entendues », insiste-t-elle. L’élue communale a également salué les activités génératrices de revenus lancées par l’association. Pour elle, accompagner une femme vers l’autonomie économique revient aussi à renforcer toute une famille.
Sikngaye Tamaltan Inès












Ajouter un commentaire