Le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, s’est engagé dans son projet de société de réformer le système éducatif. À travers son programme politique articulé autour de 12 grands chantiers et 100 actions prioritaires, le chef de l’État a fait de l’éducation un levier stratégique de modernisation du pays, de développement humain et de consolidation de la cohésion nationale.
L’éducation est l’une des conditions sine qua non de développement et de l’avenir du pays. Longtemps, ce secteur a été confronté à de nombreuses difficultés, notamment le déficit en infrastructures scolaires, le manque d’enseignants qualifiés, les perturbations liées aux mouvements sociaux de grèves et l’insuffisance des équipements pédagogiques. Ce système fait aujourd’hui l’objet d’un vaste processus de réformes destiné à améliorer la qualité des enseignements et adapter la formation aux réalités socio-économiques du pays. Il est mentionné dans le programme politique du président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, articulé en 12 chantiers et 100 actions. Détaillé dans le quatrième chantier du programme politique, ce volet est consacré à la réforme du système éducatif, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Dès son investiture à la magistrature suprême, le Chef de l’Etat, avait d’ailleurs affirmé sa volonté de faire de l’éducation « la pierre angulaire » de son contrat avec les Tchadiens.
Au cours des deux ans de son septennat, cette orientation politique s’est traduite par plusieurs initiatives et mesures engagées dans le cadre de la refondation de l’école tchadienne.
Au cœur des réformes entreprises, l’on note le lancement du Projet de Refondation de l’École Tchadienne (PRET 2025-2029). Ce vaste programme vise à réorganiser les programmes scolaires, moderniser les méthodes pédagogiques et renforcer la gouvernance du système éducatif national. Les plus hautes autorités se sont interrogées de bâtir une école plus moderne, plus performante et davantage adaptée aux exigences du monde actuel.
C’est pourquoi, l’un des objectifs principaux de cette réforme consiste à rapprocher la formation des besoins réels du marché de l’emploi. Depuis plusieurs années, le décalage entre les formations académiques et les réalités économiques du pays sont régulièrement pointé du doigt par les observateurs. Cette nouvelle orientation vise à développer les compétences pratiques, dynamiser les filières techniques et scientifiques et faciliter l’accès des jeunes diplômés au marché de l’emploi. C’est dans ce sens que, l’enseignement technique et professionnel occupe désormais une place importante dans les priorités du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, tout en souhaitant faire de la formation professionnelle un véritable outil de développement économique et de lutte contre le chômage des jeunes.
Le développement du numérique constitue également l’un des axes stratégiques des réformes engagées. Le gouvernement a amorcé une politique progressive de digitalisation de l’enseignement à travers l’introduction des outils technologiques dans certains établissements scolaires et universitaires. Des ressources pédagogiques numériques sont progressivement intégrées dans les cycles d’apprentissage afin de familiariser les élèves et les enseignants aux nouvelles technologies.
Les contenus pédagogiques font l’objet d’une importante réforme. Plusieurs programmes d’enseignement ont été revus et des travaux de réécriture des curricula ont été engagés avec l’appui de partenaires spécialisés dans les questions éducatives. Cette révision vise à introduire des approches pédagogiques plus adaptées aux réalités nationales, à la culture tchadienne et aux défis contemporains.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit sa politique d’extension universitaire à l’intérieur du pays. La création d’une université publique à Bongor, Massakory, Faya, Bol etc. traduit cette volonté de rapprocher les infrastructures académiques des populations des provinces et de désengorger les grandes universités de la capitale. Cette politique de décentralisation universitaire vise à offrir davantage d’opportunités d’accès aux études supérieures aux jeunes issus de l’intérieur du pays.
Les réformes engagées concernent aussi les ressources humaines du secteur éducatif. Après plusieurs années de revendications syndicales et de tensions sociales, le gouvernement a adopté un nouveau statut particulier des personnels de l’enseignement destiné à améliorer les conditions de travail et à renforcer certaines garanties sociales des enseignants. Cet engagement permet de revaloriser le métier d’enseignant, considéré comme un maillon essentiel de la réussite des politiques éducatives.
Des réalisations déjà faites en deux ans de gouvernance sur les questions relatives à la promotion de la scolarisation gratuite des filles dans les établissements universitaires publics, l’amélioration de l’accès à l’éducation pour les enfants vulnérables ainsi que la promotion du bilinguisme dans le système éducatif.
Accord d’Alger
Pour concrétiser certaines actions, plusieurs accords de coopération ont été signés entre le Tchad et l’Algérie par les deux Chefs d’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno et son homologue Abdelmadjid Tebboune. Cet accord vise principalement à renforcer la coopération universitaire et scientifique notamment des échanges entre universités et instituts supérieurs tchadiens et algériens, la mobilité des étudiants, enseignants-chercheurs et experts, l’octroi de bourses de formation ; la coopération dans les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation et l’harmonisation des programmes de formation et des curricula.
A cela s’ajoute le partage d’expériences en matière de gouvernance universitaire, l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, l’organisation conjointe de colloques, séminaires et projets scientifiques et la reconnaissance et l’échange de documentation scientifique et pédagogique.
Cependant, malgré les avancées enregistrées, les défis demeurent nombreux. Dans plusieurs provinces, les établissements scolaires continuent de fonctionner dans des conditions difficiles, avec un déficit important en salles de classe, en tables-bancs et en équipements pédagogiques. Le manque d’enseignants qualifiés, particulièrement dans les disciplines scientifiques et techniques, constitue un autre défi majeur.
Abakar Gombo Doungous












Ajouter un commentaire