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L’an II du Septennat : L’autonomisation des femmes au cœur des réformes

Deux ans après le lancement de son septennat, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, poursuit la mise en œuvre de son ambitieux programme de société articulé autour de plusieurs chantiers prioritaires. Parmi eux, la promotion des droits de la femme, l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, ainsi que la consolidation d’un État solidaire apparaissent aujourd’hui comme des axes majeurs de l’action gouvernementale.

Promouvoir les droits de la femme et son rôle dans la société, tel est titré le chantier V parmi les 12 du programme politique du Chef de l’État. Il a ainsi engagé une série d’actions visant à renforcer la place des femmes dans l’économie nationale et dans les sphères de prise de décision. L’Action 41, consacrée à l’emploi et à l’autonomisation socio-économique des femmes marque une volonté politique : celle de corriger durablement les inégalités liées à l’accès au travail et à l’entrepreneuriat.

Parmi les avancées majeures figurent la révision du Code du travail, du Statut général de la Fonction publique ainsi que de la Convention collective afin d’y intégrer des dispositions favorables à l’emploi des femmes. L’Etat compte également instaurer un quota de recrutement des femmes à la Fonction publique. Acte qui traduit son engagement en faveur d’une administration plus représentative.

Dans le même élan, plusieurs initiatives destinées à soutenir l’entrepreneuriat féminin sont en cours de déploiement. La Stratégie Nationale de l’Entrepreneuriat Féminin (SNEF) élaborée en concertation avec les Ministères sectoriels et les partenaires concernés constituent désormais une feuille de route stratégique pour accompagner les femmes entrepreneures.

Le gouvernement entend également opérationnaliser la Chambre de l’Entrepreneuriat Féminin et encourager les entreprises respectant le quota de 30 % de femmes dans leurs recrutements. À terme, une cinquantaine d’entreprises leaders devraient être primées chaque année pour leurs efforts en faveur de l’inclusion professionnelle des femmes.

L’Action 42 met l’accent sur l’accès des femmes rurales, aux mécanismes de financement. Conscient que l’autonomisation économique passe aussi par l’accès au crédit et aux ressources financières, le gouvernement prévoit la refondation des mécanismes de finance inclusive avec la mise en place de fonds de garantie soutenus par l’État.

Ces dispositifs permettront aux femmes et aux jeunes porteurs d’initiatives locales d’obtenir plus facilement des financements auprès des institutions bancaires et de microfinance. La stratégie nationale de finance inclusive et digitale est également en cours de révision afin d’adapter les outils financiers aux réalités économiques actuelles. Aussi des mesures fiscales incitatives sont prévues pour encourager les banques à financer davantage les projets portés par les citoyens particulièrement dans les zones rurales.

Une lutte renforcée contre les VBG

À travers l’Action 43, le gouvernement s’est engagé à renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (VBG). La redynamisation du centre multifonctionnel de la Maison Nationale de la Femme et la création progressive de 18 centres intégrés multisectoriels dans les provinces illustrent cette volonté d’apporter des réponses concrètes aux victimes. Par ailleurs, huit nouveaux centres d’écoute doivent voir le jour dans plusieurs provinces du pays, notamment à Lai, Kélo, Massakory, Adré, Iriba, Amdjarass, Moïssala et Goré.

Le gouvernement prévoit l’élaboration d’un protocole national de prise en charge des survivantes des VBG, le renforcement des capacités des acteurs judiciaires et des prestataires sociaux ainsi que l’adoption d’un décret réglementant les centres d’écoute. Dans l’Action 44, les mécanismes de suivi de l’application de la loi sur la parité sont progressivement opérationnalisés. Une base de données nationale des compétences féminines est en cours de constitution afin de valoriser l’expertise des femmes tchadiennes dans tous les secteurs. Le gouvernement mène aussi un vaste plaidoyer auprès des administrations publiques et du secteur privé pour garantir l’application effective du quota de 30 % de femmes dans les postes de responsabilité.

L’excellence féminine dans les sciences et les technologies

L’avenir des jeunes filles dans les filières scientifiques constitue également une priorité présidentielle et l’Action 45 entend créer deux lycées scientifiques féminins d’excellence ainsi que la signature de partenariats avec des universités de référence dans les pays amis.

À travers ce programme, le gouvernement ambitionne de former 200 jeunes filles et femmes dotées de compétences académiques et professionnelles de niveau international. Le Président Mahamat Idriss Déby Itno cherche ainsi à poser les bases d’un développement durable où les femmes, les jeunes et les populations vulnérables occupent une place centrale dans la transformation économique et sociale du pays.

Man-Ya Allah Gisèle

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