Le monde célèbre la Journée mondiale contre la faim le 15 juin chaque année. Instaurée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), au début des années 2000, elle est l’occasion de sensibiliser sur les causes profondes de ce fléau. Elle est aussi une invite à approfondir les réflexions sur des solutions idoines à apporter pour le circonscrire. La lutte contre la faim fait partie des Objectifs de développement durable(ODD), et il s’avère donc urgent d’agir afin de garantir la sécurité alimentaire pour tous. Car, l’accès à une alimentation saine et équilibrée est un droit. Malgré les ressources abondantes, des millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. En cause, les conflits, les crises, le manque d’infrastructures adéquates, la pauvreté, le changement climatique et les inégalités.
Selon l’Unicef, en 2025, 35,5 millions d’enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition aigue à travers 23 pays. Moment de détresse associée au manque de nourriture, la faim affaiblit et rend vulnérable. Avec la démographie galopante, certains Etats sont pris de cours au point où les prévisions se sont révélées insignifiantes. Les déplacements massifs des populations suite aux conflits créent un déficit et impose la faim. C’est aussi souvent le faitde l’exode rural et l’abandon des terres fertiles au profit des grandes villes. Ainsi, plusieurs personnes peinent à s’offrir un repas par jour. Cette situation a de grandes répercussions sur les enfants. Si une prise en charge n’intervient pas à temps, leurs capacités physiques et cognitives en pâtissent. Par extension, si dans un pays, les hommes ne mangent pas à leur faim, l’impact affecte leur santé et limite leur participation au processus de développement.
Au Tchad, la question de la souveraineté alimentaire revient de temps en temps dans les discours. C’est une quête permanente. Pour prévenir la faim, le gouvernement et ses partenaires fournissent de la nourriture aux nécessiteux et leur apprennent à cultiver la terre, même dans les zones à faibles précipitations. Il est crucial que l’Etat prenne à bras le corps la question de répartition des ressources naturelles sur l’ensemble du territoire national. Cela passe nécessairement par des voies de communication adaptées. La mécanisation de l’agriculture, l’utilisation des variétés précoces et le développement des zones à fort rendement agricole participent de cette volonté de permettre à chaque citoyen de manger à sa faim.
Mais le chemin est parsemé d’embuches avec l’afflux massif des réfugiés des pays voisins et les nombreux conflits enregistrés ces dernières années. Comment faire pour rendre disponible la nourriture en quantité et en qualité pour tous ? La question reste posée et nécessite plus que des annonces. Le Tchad, du fait de ses immenses terres arables et d’abondantes potentialités, peut relever les défis dans ce domaine, à condition que la quête de la paix soit suivie des moyens et ressources conséquentes. Avec un peu de savoir-faire et de détermination, les obstacles que représentent certains phénomènes naturels comme les aléas climatiques, les dépendances énergétiquesseront de vieux souvenirs.
La Rédaction












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