A l’instar des autres nations africaines, le Tchad célèbre le mardi 16 juin 2026, la journée de l’enfant africain. Cette journée a été instituée par l’Union africaine(UA) pour commémorer le soulèvement de 1976 à Soweto en Afrique du Sud. Pour rappel, le 16 juin 1976, des milliers d’écoliers noirs sud-africains avaient investi la rue, protestant contre les mesures injuste du pouvoir d’apartheid. Dans le viseur des écoliers, l’imposition de l’enseignement en afrikaans et la mauvaise qualité de l’éducation. La répression policière qui a suivi a fait des centaines de victimes.Ainsi, cette journée vise à attirer l’attention des gouvernements, des ONG et de la société sur les conditions de vie des enfants en Afrique. Mais, la commémoration a aussi fonction évaluative. Il est question de mettre sur la balance les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Le thème de cette année est centré sur l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Pour le Tchad, c’était le moment d’harmoniser les agendas, mobiliser les ressources et d’agir en synergie pour faire de l’édition 2026 de la journée de l’enfant africain un véritable levier de plaidoyer en faveur des droits des enfants tchadiens. La Journée de l’Enfant Africain ne doit pas être une simple célébration festive, mais un moment fort d’évaluation de nos politiques publiques et de renforcement de nos mécanismes de protection face aux défis actuels. Elle est l’occasion propice pour rappeler l’engagement indéfectible du
gouvernement tchadien de placer la protection, l’éducation et le bien-être de la petite enfance au centre des
priorités nationales. Protéger l’enfant, lui donner un cadre d’éducation à même de lui permettre de déployer pleinement ses potentialités, le préparer à être un citoyen responsable sont, entre autres, les priorités à mettre en œuvre. En focalisant l’édition 2026 à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, les acteurs veulent inciter sur la santé qui reste un préalable à l’épanouissement de l’enfant. De ce côté, il faut le reconnaitre, il y a encore du chemin à parcourir. D’où l’orientation des discussions sur les actions concrètes à mener sur le terrain, en particulier pour les enfants les plus vulnérables des zones rurales et des milieux défavorisés. Il est à saluer les progrès constants menés par le Tchad tout en encourageant la pérennisation des efforts de scolarisation et de lutte contre les violences faites aux mineurs.
La Rédaction












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