Accueil » Ministère des Armées : Artisan des opérations contre les agressions
Sécurité

Ministère des Armées : Artisan des opérations contre les agressions

Les Forces de défense et de sécurité veillent, jour et nuit, à la protection des personnes, de leurs biens et à la défense de l’intégrité territoriale. Depuis l’indépendance, elles ont progressivement renforcé leurs capacités et leur présence sur plusieurs fronts, aussi bien au niveau national qu’international. Dans cet entretien, le ministre des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre, le général Issakha Malloua Djamouss, revient sur les défis liés à la consolidation d’une armée efficace et sur les coopérations sécuritaires du Tchad avec ses voisins.

 Pour le ministre des Armées, la sécurité constitue une priorité majeure de l’action du Président de la République, Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, Chef suprême des armées. Cette orientation repose notamment sur la volonté de garantir la sécurité du territoire national, dans ses limites de 1 284 000 km², ainsi que la protection des personnes et de leurs biens. « La sécurité des personnes et de leurs biens. Les Tchadiens peuvent vaquer à leurs occupations sans crainte. Le Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, nous instruit de faire plus. Pour le militaire, le moyen le plus important est la volonté de défendre son territoire », explique le général Issakha Malloua Djamouss.

Confronté, comme plusieurs de ses voisins, aux défis liés au terrorisme, au banditisme transfrontalier et à l’insécurité dans les zones frontalières, le Tchad privilégie la coopération régionale. Plusieurs accords et mécanismes de sécurité ont ainsi été mis en place avec les pays voisins. Le ministre souligne notamment les relations entre le Tchad et la République centrafricaine. « Nous entretenons de très bonnes relations avec les pays amis. Vous savez que le Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, veut la paix dans les pays qui entourent le Tchad », affirme-t-il.

Il rappelle que le Tchad a contribué aux efforts de paix en République centrafricaine. « On a commencé par la République centrafricaine en aidant le gouvernement à signer des accords avec l’opposition. Je me suis rendu personnellement à Bangui pour entériner les accords signés le 19 avril 2024. Au moment où je vous parle, il y a une force mixte Tchad-RCA qui fait du très bon travail. À travers les deux pays, les gens se déplacent d’une manière sécurisée », poursuit le ministre. La coopération sécuritaire s’étend également au Cameroun, avec la signature d’accords dont la mise en œuvre doit être précisée à l’issue d’une réunion des experts. Au nord, le Tchad dispose également d’un mécanisme de coopération avec la Libye, notamment à travers la mise en place d’une force mixte.

La sécurité aux frontières, une priorité

Évoquant la situation au Soudan, le général Issakha Malloua Djamouss insiste sur la nécessité de distinguer le conflit soudanais de la situation sécuritaire au Tchad. « Ce qui se passe là-bas, c’est une guerre soudano-soudanaise. Nous sommes voisins, donc il y a des dégâts collatéraux. Je peux vous rassurer qu’il y a la force mixte Tchad-Soudan qui existe », précise-t-il. Avec le Niger, le ministre assure que les relations bilatérales demeurent bonnes. Dans le bassin du lac Tchad, le Tchad participe par ailleurs, avec le Nigeria, le Cameroun et le Niger, aux mécanismes de coopération sécuritaire régionale, notamment à travers la Force multinationale mixte. « Nous avons la Force multinationale mixte qui surveille le lac Tchad. Nous avons nos forces internes également qui sécurisent totalement toutes les îles du lac Tchad », souligne le ministre.

Cette coopération régionale vise notamment à renforcer la surveillance des frontières, à lutter contre les groupes armés et le banditisme transfrontalier et à faciliter la circulation des populations dans les zones concernées.

Interrogé sur les relations de défense du Tchad avec les pays des autres continents, le ministre des Armées indique que le pays entretient également des coopérations bilatérales. Il précise toutefois qu’à ce stade, celles-ci ne s’inscrivent pas dans le cadre d’accords spécifiques comparables aux mécanismes de coopération développés avec certains pays voisins.

Badoum Oumandé Henri