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Société

Surcharges des motos-taxis à N’Djaména : Un danger permanent sur les routes

La surcharge des motos-taxis met en péril la sécurité routière à N’Djaména. Entre marchandises disproportionnées, passagers juchés sur les bagages et excès de vitesse, les conducteurs frôlent le danger permanent. Face à ce fléau quotidien, des voix s’élèvent pour exiger des sanctions strictes et une prise de conscience collective.

​Le constat alarmant dans la capitale. Les rues de N’Djaména affichent un spectacle inquiétant. Les moto-taximen multiplient les infractions. Ils transportent des charges disproportionnées. Trois, cinq à sept sacs de riz ou de maïs encombrent les engins. Des femmes s’installent précairement sur ces montagnes de bagages. La vitesse excessive aggrave la situation. La circulation devient un parcours à haut risque. Cette pratique imprudente menace chaque jour la vie des citoyens. Le danger concerne les conducteurs eux-mêmes. Il pèse aussi sur tous les usagers de la route.

​Ousmane F. M., moto-taximan, exprime son indignation face à cette réalité quotidienne : « Maintenant, il y a des personnes qui portent des charges très lourdes sur des motos, et souvent elles font des accidents à cause de cela. Et ce problème se propage largement parmi les gens. L’homme, s’il est conscient et avisé, doit porter ce qui correspond à sa capacité, et rouler calmement et prudemment».

​Il pointe du doigt l’attitude des forces de l’ordre : « Quant aux policiers, parfois nous ne connaissons pas la raison de leurs indulgences envers ces infractions. Il est de leur devoir de surveiller ces personnes partout et de les empêcher de continuer ce comportement».

​Ousmane insiste sur la nécessité d’une prise de conscience collective : « Si les gens ne sont pas sensibilisés au danger de la surcharge, ils n’en réaliseront pas les risques. En réalité, la saine raison guide l’homme vers cela. Et nous ici au Tchad, nous ne visons pas notre pays seul, mais le problème réside dans la faiblesse de la conscience chez certaines personnes. La conduite des motos-taxis nécessite une éducation et une culture routière, et l’apprentissage de la conduite au Tchad représente encore un grand défi pour nous».

​Il lance un appel direct à ses collègues : « Le message que je souhaite transmettre est : porte seulement ce que tu peux porter, et ne dépasse pas la capacité de la moto. Je demande à Dieu de bénir ta subsistance, mais ne porte pas plus que ce que la moto peut supporter par avidité de terminer le travail d’un seul coup. La surcharge fatigue la moto, et tu peux entendre toi-même le bruit de son moteur lorsqu’il fonctionne sous une forte pression, alors comment peut-elle rouler en sécurité dans cet état ?»

Une menace pour la sécurité publique

​Abdelkerim H., également moto-taximan, partage ce constat sévère. Il analyse les répercussions sur la circulation : « À mon avis, ce danger ne les concerne pas seulement, mais menace également la vie des autres usagers de la route. Ce que je demande au gouvernement, c’est de mettre en place des solutions à ce problème. Par exemple, les policiers devraient faire respecter la règle selon laquelle une moto ne doit transporter que deux personnes au maximum, ou exceptionnellement trois. » Il détaille les mécanismes de l’accident : « La surcharge des motos représente un grand danger pour le conducteur ainsi que pour les autres citoyens. Lorsqu’une moto circule avec une charge excessive et mal équilibrée, elle risque de perdre son équilibre et de provoquer un accident. De plus, les charges trop lourdes sont une cause directe de nombreux accidents. Cette situation est dangereuse».

​Abdelkerim réclame des sanctions exemplaires : « C’est pourquoi je demande au gouvernement et aux forces de police de prendre des mesures strictes afin d’immobiliser toute moto transportant une charge excessive aux postes de contrôle et aux ronds-points. Ces marchandises ne sont pas destinées à être transportées par des motos, mais plutôt par des véhicules utilitaires légers ou des taxis. Notre pays a aujourd’hui besoin d’ordre et de discipline pour que tout fonctionne mieux».

​Il faut agir pour sauver des vies. La surcharge des motos met en lumière un manque cruel de discipline. Les accidents mortels se multiplient dans les quartiers de la ville. Les marchandises lourdes appartiennent aux camions ou aux voitures. Les deux-roues ne peuvent supporter un tel poids. Le respect des règles de transport s’impose. Les autorités doivent sévir sans délai. La sécurité routière à N’Djaména dépend de la responsabilité de chacun.

Streve Dinguemtog

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