Chaque 31 août de l’année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) célèbre la Journée Africaine de la médecine traditionnelle. Pour la 24ème édition, un thème central a été retenu par l’organisation onusienne à savoir « la recherche et le développement dans le domaine de la médecine traditionnelle pour la santé de qualité pour tous en Afrique ». Au Tchad des efforts ont été consentis par la célébration de cette journée et de la création de la direction de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle logée au sein du ministère de la Santé publique et de la Prévention.
L’idée d’instituer cette journée est de valoriser et d’intégrer les savoirs ancestraux dans les systèmes modernes de santé et donner une place officielle à la pharmacopée et aux savoirs traditionnels. A travers cette 24ème édition, l’accent est particulièrement mis sur la recherche scientifique et la formation des pratiquants de ce secteur afin d’améliorer leurs techniques. Il est question aussi d’encourager la recherche scientifique et réguler le métier, valoriser les travaux des tradi praticiens, promouvoir une synergie entre la médecine traditionnelle et celle dite conventionnelle au sein du système de santé publique.
Au Tchad, quelques défis majeurs à relever reposent le plus souvent sur l’encadrement légal, la standardisation et la collaboration entre la médecine traditionnelle et celle moderne. Lors de la 25ème édition du forum pharmaceutique international tenu du 9 au 11 juin 2O26 à N’Djamena, quelques points les plus importants portaient sur la formation clinique des acteurs concernés bien qu’ils étaient oubliés dans le domaine ancestral. Le président de la confédération nationale des tradipraticiens du Tchad (CNTT) par intérim Antoine Ousmane Ahobadé insiste que cette année, la journée mettra un accent sur la formation des pratiquants qui viendront des différentes délégations du pays. Au niveau de leur organisation, un thème a été retenu à savoir « la pharmaco vigilance ». Ce thème est significatif. «La pharmacopée est une science qui permet de suivre le malade de près », explique-t-il. Antoine Ousmane Ahobadé rappelle qu’au cours de la journée du 31 août, les tradipraticiens vont se pencher sur les produits en commençant par la préparation, le stockage et l’utilisation. Des expositions des produits de la pharmacopée sont inscrites au menu. Il a annoncé que toute la formation se déroulera au centre Don Bosco de N’Djamena. Le président par intérim de la CNTT a informé qu’au Tchad, les recherches ont prouvé que les plantes sont de meilleures qualités en matière des soins. « Une école de la pharmacopée sera ouverte bientôt en Tunisie. Et le Tchad sera l’épicentre de recherches pour l’Afrique noire », a dit Antoine Ousmane Ahobadé.
Au cours de la célébration de cette journée, les membres de la CNTT iront en assemblée générale pour réviser leurs textes de bases et procéder à l’élection du nouveau président de cette confédération.
Djimet Biani












Ajouter un commentaire