L’inspecteur général des Finances, Loukman Moustapha Hissein, a présidé le mercredi 14 octobre 2026, à la Direction générale des Douanes et Droits indirects, l’atelier de restitution du Plan stratégique de modernisation de l’administration des douanes. Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration du corridor rail/route Douala-N’Djaména, financé par la Banque mondiale.
Articulé autour de huit axes complémentaires, le plan vise à optimiser la mobilisation et la sécurisation des recettes, à renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites et à améliorer la gouvernance de l’administration. Il prévoit également le développement organisationnel, la modernisation du cadre réglementaire, la valorisation du capital humain et la simplification des procédures douanières pour faciliter les échanges. La transformation numérique, l’intégration des systèmes d’information, la valorisation des données et le renforcement de l’analyse des risques figurent aussi parmi les priorités. Le document entend enfin contribuer à l’amélioration du climat des affaires grâce à une meilleure communication, à la coopération et au partenariat.
Le Plan stratégique fait également état d’une progression des recettes douanières, passées de 213,7 milliards de FCFA en 2023 à 326,3 milliards de FCFA en 2025. Le document indique une croissance de plus de 36,8 % sur la dernière année, une évolution qui témoigne du potentiel fiscal de l’administration douanière.
Dans son allocution, le directeur général adjoint des Douanes et Droits indirects, Neldji Ismaël Kondol, a souligné la nécessité pour l’administration de poursuivre sa transformation face aux exigences croissantes de mobilisation des recettes publiques, de sécurisation des frontières et de facilitation des échanges. Il a insisté sur le renforcement des capacités opérationnelles, organisationnelles et technologiques des services. Cette ambition se traduit dans le Plan stratégique de modernisation 2026-2030, dont la vision est de « faire de la Douane tchadienne une administration douanière moderne, crédible et orientée vers les résultats ». Selon NeldjiIsmaël Kondol, ce document s’inscrit dans les orientations du Gouvernement et les objectifs du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ».
Le directeur général adjoint a précisé que le plan doit permettre de traduire ces orientations en actions concrètes et en résultats mesurables. « Nous entendons notamment renforcer la mobilisation des recettes, améliorer la gestion des risques et le ciblage des contrôles, moderniser l’organisation des services, développer les compétences de nos agents et consolider les mécanismes de pilotage de la performance », a-t-il indiqué.
Le financement, un enjeu majeur
Ouvrant les travaux de l’atelier, l’inspecteur général des Finances, Loukman Moustapha Hissein, a rappelé que l’élaboration d’un plan stratégique ne garantit pas, à elle seule, la réussite des réformes. « Sa mise en œuvre repose sur une programmation réaliste, des capacités opérationnelles renforcées, une coordination efficace et, surtout, la disponibilité des ressources nécessaires », a-t-il souligné. Il a également placé le financement au cœur des enjeux de mise en œuvre. Les besoins concernent notamment les systèmes d’information, les équipements, la formation des agents, la gestion des risques, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités institutionnelles. « Ces besoins devront être hiérarchisés et intégrés dans une programmation compatible avec les capacités budgétaires de l’État », a-t-il relevé.
Loukman Moustapha Hissein a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à accompagner la mise en œuvre des priorités du plan par leur expertise, leur appui technique et leur soutien financier. « Nous souhaitons construire avec eux un partenariat structuré, fondé sur des priorités partagées, des résultats mesurables et une coordination efficace », a-t-il conclu.
Sikngaye Tamaltan Inès












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