Accueil » Lutte contre le blanchiment : Le GABAC tient sa 15ème plénière statutaire
Economie

Lutte contre le blanchiment : Le GABAC tient sa 15ème plénière statutaire

Le ministre d’Etat, ministre des Finances, du Budget, de l’Economie et de la Coopération internationale, président en exercice du Groupe d’Action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC), Tahir Hamid Nguilin, a présidé le samedi 3 octobre 2026, à N’Djaména la 15ème plénière statutaire. La session a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, des ministres de justices et de finances des pays membres du GABAC.

Les ministres des Finances et de la Justice des sept pays membres du Groupe d’Action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC), ont à l’occasion de la 15ème plénière statutaire passé à peigne fin les grands dossiers concernant la lutte contre le blanchiment dans la sous-région Afrique centrale. Pour le ministre d’Etat à la Justice, chargé de la Promotion des Droits humains de la République Centrafricaine (RCA), Djoubaye Abazen Arnaud, ils sont satisfaits sur tous les points qui ont été inscrits à l’ordre du jour et qui portent sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution sous-régionale de lutte contre le blanchiment d’argent. « Nous avons le sentiment et la certitude que notre organisation fonctionne à merveille », a-t-il affirmé. Il a aussi noté que cela témoigne de la volonté des chefs d’Etat de la sous-région et de la volonté de tous les organes qui travaillent dans la lutte contre le blanchiment d’argent afin d’améliorer le score des pays pour être au même standard international dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. D’après lui, toutes les stratégies sont mise en œuvre afin de lutter contre le phénomène de blanchiment d’argent, la criminalité environnementale et les trafics illicites. « La sous-région est à pied d’œuvre et tout ce travail se fait avec objectivité et le secrétariat permanent fait un travail remarquable dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent », a souligné Djoubaye Abazen Arnaud.

Abondant dans le même sens, la vice- ministre des Finance de la République Démocratique du Congo (RDC), Gracia Yamba Kazadi, cette réunion se tient à une période cruciale pour son pays qui attend pour sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Selon elle, cette session s’est bien déroulée sous la présidence du Tchad. « Nous avons examiné les rapports du Secrétariat technique dont tous les points ont été naturellement votés et adoptés. Et il y a eu un point particulier dont la République Démocratique a fait mention, c’est-à-dire le processus inclusif de recrutement de membres, dont une résolution a été prise sur l’accompagnement de tous les autres membres, les six autres membres dont le 7ème est la RDC », a-t-elle. Elle a également évoqué la demande de son pays sur la présidence tournante du comité qui sera examinée ultérieurement en suivant tous les processus juridiques.

Pour la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains Ndolénodji Alixe Naïmbaye, la session s’est terminée avec une grande de satisfaction, ajoutant que les résolutions qui ont été prises leur permettront de renforcer la coopération entre les Etats dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, mais aussi du financement du terrorisme et bien d’autres aspects de la criminalité financière.

« Nous voyons que les nouveaux aspects ou les nouveaux visages de la criminalité et des avoirs illicites, sont pris en compte dans le cadre du programme d’activités aussi qui a été adopté. Ce qui nous permettra d’élargir le spectre de cette lutte qui est de plus en plus importante et qui prive les États de la sous-région déjà du contrôle de leurs richesses, mais aussi effectivement nous amène dans une meilleure institution et une consolidation des questions de bonne gouvernance », a déclaré la ministre de la Justice. Elle a également exprimé sa satisfaction de la tenue de cette session, en tenant compte aussi des engagements sur lesquels les Etats devraient travailler, mais aussi dans la logique de la prise de décisions communes au niveau des États qui la composent.

La 16ème plénière statutaire aura lieu en septembre 2027 à Yaoundé au Cameroun.

Jules Doukoundjé

À propos de l'auteur

ATPE

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour poster un commentaire