Qu’il s’agisse des jeunes et femmes entrepreneurs, de l’accès au financement, de renforcement des capacités et d’amélioration du climat des affaires, le Conseil national du patronat tchadien (CNPT), veut davantage soutenir le développement du secteur privé. Le président, Bichara Doudoua, détaille les initiatives engagées pour accompagner les entrepreneurs et favoriser la croissance des entreprises tchadiennes.
Le développement du secteur privé passe aussi par un meilleur accompagnement des entrepreneurs. Pour le Conseil national du patronat tchadien (CNPT), les jeunes et les femmes occupent une place importante dans cette dynamique. L’organisation patronale affirme vouloir renforcer les initiatives destinées à leur permettre de développer leurs activités et de mieux s’intégrer dans le tissu économique national. « En tant que président du CNPT, je tiens à souligner que notre institution accorde une attention particulière aux jeunes et aux femmes entrepreneurs », affirme Bichara Doudoua.
Selon lui, cet accompagnement repose notamment sur la formation, le mentorat et l’appui technique. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de disposer des connaissances et des outils nécessaires pour mieux gérer leurs activités, consolider leurs entreprises et saisir les opportunités offertes par le marché. « Nous les accompagnons à travers des programmes de formation, de mentorat et d’appui technique, afin de renforcer leurs compétences et de faciliter leur insertion dans le tissu économique national », précise le président du CNPT.
Pour Bichara Doudoua, l’accompagnement des jeunes et des femmes ne doit cependant pas se limiter à la formation. Leur participation aux structures et aux instances patronales constitue également un moyen de mieux prendre en compte leurs préoccupations. « Nous encourageons également leur participation active aux instances patronales pour qu’ils soient pleinement acteurs du développement », souligne-t-il.
Mobiliser financement et formation
Au-delà de l’accompagnement technique, l’accès au financement demeure une question centrale pour les entrepreneurs, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises (PME). C’est dans cette optique que le patronat plaide auprès des établissements financiers afin de favoriser des mécanismes plus adaptés aux réalités des entreprises locales. « Le CNPT œuvre à lever les obstacles liés au financement en plaidant auprès des banques et institutions financières qui sont membres du patronat pour des conditions de crédit adaptées aux réalités des PME », explique Bichara Doudoua.
Cette démarche vise à rapprocher les entreprises des banques et à favoriser une meilleure compréhension des besoins des opérateurs économiques. Le patronat souhaite contribuer à réduire les difficultés auxquelles font face les PME lorsqu’elles recherchent des ressources pour démarrer, développer ou moderniser leurs activités. Il oriente également les entrepreneurs vers d’autres mécanismes de financement. « Nous facilitons aussi l’accès aux fonds de garantie et aux mécanismes de microfinance », ajoute le président.
Cette approche s’inscrit dans une logique de diversification des sources de financement. Pour les entreprises qui ne disposent pas toujours de garanties suffisantes ou d’une capacité financière importante, les fonds de garantie et la microfinance peuvent constituer des instruments complémentaires au crédit bancaire. Cette question du financement occupe une place importante dans les échanges entre le patronat et les institutions financières. Récemment, le patronat a indiqué vouloir contribuer au rapprochement entre opérateurs économiques et banques.
Pour Bichara Doudoua, l’accès aux financements ne suffit pas à garantir la réussite d’une entreprise. La formation et la professionnalisation des entrepreneurs constituent également des conditions importantes pour assurer la pérennité des activités. « Notre Conseil met en place des ateliers de gestion d’entreprise, des séminaires sur la fiscalité et la réglementation, mais souvent c’est entre nos adhérents, ainsi que des formations sectorielles », souligne-t-il.
Ces formations portent notamment sur la gestion, la fiscalité, la réglementation et les spécificités de certains secteurs d’activité. Elles doivent permettre aux opérateurs économiques de mieux maîtriser leur environnement professionnel et de renforcer leurs capacités de gestion. Selon le président du patronat, cette montée en compétence est indispensable dans un contexte économique marqué par une concurrence accrue et par l’évolution des exigences du marché. « Ces initiatives visent à améliorer la compétitivité des entreprises, à professionnaliser leurs pratiques et à les préparer aux standards internationaux », indique-t-il.
Bichara Doudoua insiste sur la nécessité pour les entreprises tchadiennes de disposer de ressources humaines mieux formées et de méthodes de gestion adaptées. « Nous croyons que la montée en compétence est un levier essentiel pour la durabilité et la croissance des activités économiques », soutient-il.
Plaider le sort du secteur privé
Le rôle du CNPT ne se limite pas à l’accompagnement direct des entreprises. L’organisation patronale porte aussi les préoccupations du secteur privé auprès des pouvoirs publics. « Le CNPT entretient un dialogue constant avec les autorités publiques afin de défendre les intérêts des entreprises », affirme Bichara Doudoua. Cette démarche porte notamment sur l’amélioration de l’environnement des affaires. Le patronat souhaite une simplification des procédures administratives et douanières afin de réduire les contraintes auxquelles les opérateurs économiques peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs activités. « Nous plaidons pour la simplification des procédures administratives et douanières, la réduction de la pression fiscale, et la mise en place d’un cadre juridique favorable à l’investissement », précise le président du CNPT.
La création d’un environnement plus prévisible et favorable aux entreprises peut contribuer à encourager l’investissement privé et à renforcer la contribution du secteur privé à l’économie nationale. De même, il met l’accent sur le dialogue social. Bichara Doudoua estime que les préoccupations des entreprises doivent être prises en compte dans l’élaboration des politiques publiques. « Nous insistons également sur l’importance d’un dialogue social tripartite équilibré, garantissant que les préoccupations du secteur privé soient pleinement prises en compte dans les politiques publiques », souligne-t-il. Bichara Doudoua conclut que, la mission première du patronat est de créer des conditions permettant aux entreprises de se développer, d’investir et de contribuer davantage à la création de richesses et d’emplois.
Kary Amadou










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