Face à la propagation de la dengue, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, appelle les cliniques et cabinets médicaux privés à respecter strictement le protocole national de prise en charge des patients. Il a lancé cet appel lors d’une rencontre avec les responsables des structures sanitaires privées, ce mardi 3 novembre 2026.
Cette rencontre vise à renforcer la coordination de la riposte contre l’épidémie et à harmoniser les pratiques médicales afin de garantir une prise en charge appropriée des malades. Au cours des échanges, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée, articulée autour de trois axes essentiels : la préparation, la détection et la riposte. Il a également souligné l’importance de lutter contre les lieux de prolifération des moustiques, notamment les eaux stagnantes, les pneus usagés et les récipients susceptibles de retenir de l’eau. Il a rappelé que la dengue est une maladie virale transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté, principalement l’Aedes aegypti.
Par ailleurs, le ministre a mis en garde contre les risques de confusion entre les symptômes de la dengue et ceux du paludisme. Il a précisé que seul un diagnostic biologique permet de confirmer la maladie et d’orienter correctement le traitement.
Abordant la question de l’automédication, Dr Abdelmadjid Abderahim l’a qualifiée de danger majeur pour la population. Il a notamment mis en garde contre l’utilisation inappropriée de certains médicaments, en particulier les anti-inflammatoires et le paracétamol à doses excessives, qui peuvent entraîner de graves complications, notamment des atteintes hépatiques et rénales.
Il a également dénoncé la consommation de médicaments d’origine douteuse ou périmés, souvent vendus dans les quartiers sans contrôle sanitaire. Selon lui, ces pratiques exposent les patients à des complications supplémentaires et peuvent compromettre leur prise en charge.
S’adressant aux responsables des structures sanitaires privées, le ministre les a exhortés à appliquer rigoureusement le protocole national de prise en charge élaboré par le comité scientifique, avec notamment la contribution du professeur Ali Bolti. Il les a invités à se rapprocher du ministère pour obtenir ce document et à référer rapidement les cas nécessitant une prise en charge spécialisée, sans attendre une aggravation de l’état des patients. « Un médecin qui traite le malade de façon non scientifique devient plus agressif que la maladie », a-t-il déclaré, appelant les professionnels de santé à privilégier les pratiques médicales fondées sur les données scientifiques.
Le ministre a insisté sur l’obligation pour toutes les cliniques et tous les cabinets médicaux privés de se conformer aux directives nationales. L’objectif est d’éviter les erreurs de prise en charge et de garantir aux patients des soins appropriés et sécurisés.
Zara Sakawa Abba-meï












Ajouter un commentaire