Le Mois du livre et de la lecture célèbre sa dixième édition. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue ce mardi 3 novembre 2026, sous la présidence du ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, représentant son collègue du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil. Cette édition est placée sous le thème : « 10 ans du Mois du livre et de la lecture : de la mémoire écrite aux pratiques numériques ».
Jusqu’au 30 novembre, plusieurs activités littéraires et culturelles sont prévues à N’Djaména et dans d’autres provinces du pays. L’initiative entend renforcer la culture de la lecture, promouvoir les talents nationaux et faire du livre un instrument de transmission du savoir et de développement culturel.
Le président du comité d’organisation, Saleh Mahamat Ahmat, également coordonnateur général de la Maison des patrimoines culturels du Tchad, a souligné la portée de cette édition qui marque une décennie d’engagement en faveur du livre. Il a rappelé que les précédentes éditions ont été ponctuées de rencontres littéraires, de conférences et d’ateliers ayant contribué à faire connaître les écrivains tchadiens et à rapprocher les auteurs de leurs lecteurs. Il a invité à une mobilisation de tous les acteurs de la chaîne du livre pour consolider les acquis.
La cérémonie a été marquée par une conférence inaugurale animée par Pr Mamadi Robert, maître de conférences du CAMES en littérature africaine et enseignant-chercheur à l’Université de N’Djaména. Il a développé une réflexion autour de quatre enjeux majeurs à savoir : la préservation du livre comme mémoire collective, la promotion de la lecture, les opportunités du numérique dans la diffusion du savoir et la redynamisation de la chaîne du livre au Tchad.
Le conférencier a rappelé que le patrimoine tchadien repose aussi bien sur les traditions orales que sur les productions écrites. Il a insisté sur la nécessité de préserver les œuvres nationales et d’assurer leur transmission aux générations futures. Il a également appelé les auteurs au respect du dépôt légal à la Bibliothèque nationale.
L’intelligence artificielle, un outil à maîtriser
Ouvrant officiellement les activités, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat a salué la contribution du Mois du livre à la promotion de la littérature nationale depuis 2017. Il a notamment évoqué les distinctions attribuées au cours des neuf précédentes éditions : neuf lauréats du Grand Prix littéraire d’expression française, quatre du prix d’expression arabe, quatre jeunes talents récompensés et cinq écrivains distingués par le prix de la Plume féminine.
Le ministre a également présenté le numérique comme une opportunité pour faciliter l’accès au livre, numériser les fonds documentaires et ouvrir de nouveaux débouchés aux éditeurs tchadiens.
Concernant l’intelligence artificielle, il a reconnu son utilité dans la recherche, la correction et la traduction, tout en mettant en garde contre les risques pour l’originalité des œuvres. « L’intelligence artificielle peut nous aider à trouver les mots, mais elle ne doit pas nous dispenser d’avoir quelque chose à dire », a-t-il souligné, invitant les jeunes écrivains à préserver leur créativité et leur authenticité.
Alladigba Donatien












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