La signature des accords de paix de Doha, conclus le 8 août 2022 entre le Gouvernement tchadien et les politico-militaires, Gassim Chérif Mahamat, ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, par ailleurs signataire de l’accord a dressé un bilan globalement positif.
Revenant sur le contexte ayant conduit à la signature des accords de Doha au Qatar, Gassim Chérif Mahamat a rappelé que ce dialogue entre le Gouvernement et les groupes politico-militaires représentait une étape décisive dans la quête de la paix. La particularité de ces accords réside dans son caractère inclusif et dans l’ampleur de la participation des différentes parties. « Les accords de Doha ont mis fin à un cycle de guerres fratricides qui a longtemps freiné le développement du pays», a-t-il souligné, estimant que cette dynamique a permis d’instaurer un climat plus favorable au dialogue et à la recherche de solutions politiques aux différends. Gassim Chérif Mahamat a également relevé que ces accords ont favorisé le retour au pays de plusieurs responsables politico-militaires qui vivaient en exil depuis de nombreuses années. Leur retour, a-t-il indiqué, a constitué une étape importante dans le processus de réconciliation nationale et de consolidation de la paix.
Selon lui, les anciens mouvements politico-militaires ne se sont pas limités à un simple retour sur le territoire national. Ils ont pris une part active au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS). Ils ont contribué aux débats portant sur les principaux défis politiques, économiques et sociaux du pays. Cette implication s’est poursuivie au sein des institutions de la transition. Gassim Chérif Mahamat a rappelé qu’une quarantaine de représentants issus de l’opposition armée ont intégré le Conseil National de Transition (CNT) en qualité de conseillers nationaux. D’autres ont été appelés à exercer des responsabilités au sein du Gouvernement ou dans diverses institutions de la République. Pour Gassim Chérif Mahamat, cette participation a permis d’associer d’anciens adversaires au processus de prise de décision et à l’élaboration des textes qui ont structuré les nouvelles institutions de la transition, renforçant ainsi le caractère inclusif du processus politique.
Des engagements qui se poursuivent
Si le bilan est jugé encourageant, Gassim Chérif Mahamat reconnaît que la mise en œuvre des accords n’est pas encore totalement achevée. Il cite notamment le programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), considéré comme l’un des volets essentiels de l’accord. Ce programme vise à accompagner la réinsertion socioprofessionnelle des anciens combattants afin de consolider durablement la paix et de prévenir toute résurgence des violences. Selon le ministre, la poursuite de ce processus demeure indispensable pour traduire l’ensemble des engagements en résultats concrets au bénéfice des populations.
Au quatrième anniversaire des accords de Doha, Gassim Chérif Mahamat estime que le chemin parcouru témoigne d’une volonté commune de privilégier le dialogue à la confrontation. Il considère que les acquis enregistrés depuis 2022 constituent une base sur laquelle le Tchad peut poursuivre ses efforts de réconciliation, de stabilité institutionnelle et de développement.
Ahmat Abakar Saleh












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