La cérémonie de restitution de l’atelier de robotique organisée par l’association Ensemble Nous Pouvons (ENP) s’est tenue le samedi 22 août 2026 à M2E Polytechnique, situé dans le quartier Dingangali. Au total, dix (10) participants ont été sélectionnés sur les critères d’âges.
Lancée le 17 août dernier, cette formation a rassemblé les jeunes passionnés par l’innovation et la technologie. Durant une semaine, ces filles et garçons ont découvert les principes majeurs de l’électronique et de la programmation. Les travaux pratiques ont reposé sur la carte Arduino.
Deux projets concrets ont été présentés par les participants. Dr Synyabé Sindeu Dama, président de l’association ENP, explique que « l’atelier de robotique est une initiative de l’association Ensemble nous pouvons qui veut donner la chance aux jeunes d’entrer en immersion avec la nouvelle technologie, notamment la robotique. »
Les candidats ont appris les étapes de conception et de fabrication. Ils ont développé deux prototypes fonctionnels. « Les enfants ont eu à apprendre les bases de la conception et la fabrication des robots. Et c’était deux types de robots : le premier robot c’était un robot de péage automatique, et le second c’était un robot détecteur d’obstacles », précise le président. Les bénéficiaires ont entre 12 et 18 ans. Ils viennent de différents quartiers de la ville N’Djaména. L’association a recruté ces jeunes par un appel à candidatures diffusé sur son site web et sa page Facebook.
Un déclic pour la jeunesse
Pour les apprenants, l’expérience s’est révélée enrichissante. Ratnan Nodiamdéné Laetitia, étudiante en 2ème année réseau informatique dans un institut de la place a travaillé sur le robot détecteur d’obstacles au sein du groupe Saotech. Le dispositif change de trajectoire dès qu’il rencontre un mur ou un objet. La jeune fille avoue ses doutes initiaux avant de saluer l’accompagnement du formateur. « Cette formation m’a tellement fait du bien parce qu’avant, j’étais un peu fermée dans ce monde. Même quand on m’avait contactée pour la formation, j’avais dit : Ah, c’est impossible de faire ça au Tchad. » Elle ajoute : « Pour moi, c’est un grand avantage, une grande opportunité. Une grande opportunité que j’ai saisie et maintenant c’est à mon tour de faire le mieux. »
De son côté, Ndjékornondé Mbaïnaïssem Noël passe pour la classe de terminale D. Il a participé à la création de la barrière de péage automatique dans le groupe Énergie plus. Le système fonctionne grâce à des cartes RFID qui ouvrent la voie au passage des véhicules.
L’aventure a dépassé le cadre purement technique pour lui. « D’abord du côté humain, ça m’a permis de connaître beaucoup de gens, beaucoup de monde et ça a constitué même une famille déjà pour moi », confie-t-il. Il exprime aussi sa fierté face au résultat obtenu en seulement cinq jours. « Moi-même, je suis étonné de ce qu’on a créé en une semaine. Parfois, je reste là, je dis : Est-ce que nous-mêmes on a créé cela ? Pour la création du robot, je pensais que c’étaient des blablablas. »
L’association ENP entend poursuivre la formation de la jeunesse tchadienne dans ces domaines d’avenir. Un club de robotique va voir le jour. La structure M2E Polytechnique s’engage à accompagner techniquement ce projet et les éditions futures.
Streve Dinguemtog












Ajouter un commentaire