Accueil » Bilan de santé : Un acte essentiel pour prévenir les maladies
Santé

Bilan de santé : Un acte essentiel pour prévenir les maladies

Le bilan de santé constitue une pratique fondamentale de prévention en santé publique. Pourtant, au Tchad, elle demeure peu répandue. Plusieurs facteurs, notamment économiques et culturels, expliquent ce faible recours aux examens médicaux préventifs.

Dans les structures sanitaires de N’Djaména, la majorité des patients ne se soumet aux analyses médicales qu’une fois la maladie déclarée. Le contrôle régulier de l’état de santé demeure irrégulier, même certains patients en reconnaissent l’importance. Djalgué Marina, étudiant en médicine, pense que les bilans sanitaires sont indispensables. Ils permettent de prévenir certaines maladies avant l’apparition des symptômes. À l’inverse, Milamen Romance, étudiante en droit privé à l’Université de N’Djaména, préfère s’approvisionner directement en médicaments dans les pharmacies, jugeant le coût des bilans médicaux à l’hôpital trop élevé.

Le médecin généraliste au Centre Hospitalier Universitaire de la Mère et de l’Enfant, Dr Ngongoto Prosper, a expliqué que les bilans sanitaires révèlent son état de santé afin d’anticiper sur les maladies. Selon lui, certaines maladies ne se manifestent pas au début.

Il indique que les bilans sont essentiels à la numération de la formule sanguine pour évaluer le taux de défense du corps (globules blancs) et la quantité du sang dans le corps (globules rouges). Ils couvrent également la coagulation sanguine ou le risque de saignement (plaquettes), la glycémie pour évaluer le taux de sucre dans le sang, la créatinine et le bandelette urinaire pour la fonction des reins, ou la goutte épaisse pour chercher le paludisme, la CRP (Protéines-C Réactive) est un test sanguin mesurant un marqueur d’inflammation produit par le foie, indiquant une infection, une lésion tissulaire ou une maladie inflammatoire chronique pour chercher une infection. Le bilan consiste également à vérifier les enzymes du foie (ASAT, ALAT) pour évaluer son fonctionnement. Dans les structures publiques, ces bilans peuvent coûter entre 20 000 à 25 000 FCFA.

Selon Dr Ngongoto Prosper, il y a trois grandes catégories de personnes qu’il faut veiller avec précaution sur leur état de santé au vu de leur vulnérabilité. Il s’agit des nouveau-nés, des femmes enceintes et des personnes âgées. Ces personnes doivent faire régulièrement des bilans pour permettre d’éviter que leur santé se dégrade, vu leur fragilité, le traitement doit être bien conduit et rigoureux.

Le bilan de santé régulier permet d’avoir une évaluation claire de l’état de santé du patient ou bien de l’évolution de sa maladie. Il permet aussi d’agir à un moment propice afin d’éviter les complications ou conséquences néfastes. Le médecin conseille de faire en moyenne deux bilans par an.

Moundamaïdé N’dingalaou  Eveline

À propos de l'auteur

ATPE

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour poster un commentaire