Abderrahmane Gademi est installé dans ses fonctions d’administrateur provisoire de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et d’artisanat, le 3 avril 2026, par l’inspecteur générale du ministère de Commerce et d’Industrie, Mahamat Zene Ali Mahamat Zene.
L’administrateur provisoire a pour mission d’engager l’ensemble des conseilleurs consulaires dans une démarche concertée et consensuelle pour aboutir à l’élection devant désigner le nouvel exécutif de la CCIAMA.
La nomination de l’administrateur provisoire de la CCIAMA est intervenue après la suspension de l’élection des membres de son bureau exécutif par l’arrêté n°021 du 1er avril 2026 signé par le ministre du Commerce et d’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu. Selon l’inspecteur général du ministère en charge du commerce, la suspension de l’élection obéit aux textes en vigueur. Elle fait suite aussi à un sentiment de manque de consensus des membres de l’assemblée générale pour tenir l’élection du bureau.
Le présidant sortant de la CCIAMA, Ali Hadj Mahamat Seïd, pour sa part, a rappelé plusieurs réformes engagées sous son mandat, en termes de bilan. Il a affirmé laisser l’institution avec des finances saines. De sa présentation, il est retenu qu’à son arrivée, la CCIAMA avait 236 882 FCFA et une dette cumulée à environ 100 millions FCFA. Au moment de laisser la main, le président sortant soutient avoir un peu plus de 75 milliards de FCFA.
C’est avec mesure que l’administrateur provisoire entame sa mission. Abderrahmane Gademi place cette mission sous le signe de responsabilité et de lucidité, appelant à l’unité pour « garantir la continuité, la stabilité et le bon fonctionnement de l’institution ». Sa vision pour réussir la mission qui lui est confiée, portée par l’unité, consiste « à rassembler, structurer et élever », rappelle-t-il.
Abderrahmane Gademi a surtout insisté sur le rôle de l’institution. La CCIAMA, pour lui, n’est pas une structure ordinaire ; elle est « le cœur battant du secteur privé, la voix des entrepreneurs, le socle de la dynamique de l’économie nationale ». Il faut donc qu’elle soit forte pour que l’économie tchadienne se porte à merveille. L’un des chantiers pour lequel l’administrateur engage le secteur privé reste le Plan National de Développement, Tchad connexion 2030. L’émergent du Tchad ne sera pas une réalité si le pays ne dispose pas d’« un secteur privé puissant (…), il n’y aura pas un secteur privé puisant sans des institutions solides », rappelle en substance.
Si l’administrateur provisoire de la CCIAMA affiche ses ambitions en voulant donner à l’institution sa place qu’elle mérite, invitant le secteur privé à l’action, les défis ne manquent pas. Il faut commencer par retrouver cette l’unité inscrite dans sa vision. D’autres chantiers tels que la structuration du secteur de l’artisanat, privilégier la transformation des produits locaux, renforcer le partenariat publics privé, etc. sont aussi à scruter à la loupe.
Blaise Mbaïadoumbeye












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