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Développement Tchad

Changement climatique: Une habitation durable pour la santé et le développement 

Le Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE), a clôturé les activités de sa 1ère session ordinaire de l’année 2026 sous le thème : « La résilience climatique et l’habitat durable au Tchad », le jeudi 19 février 2026. La clôture s’est déroulée en présence du représentant du président de la République, le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique, Dr Aboubakar Assidick Tchoroma.

Les conseillers de la République ont examiné plusieurs sujets d’ordre social. Il s’agit de la forme d’habitat durable face à la résilience climatique, le plan d’urgence opérationnel pour les cas des catastrophes naturelles au Tchad et la mise en place de planification pour faire face à la croissance démographique galopante des villes tchadiennes.

La cherté des matériaux de construction importés et la politique à mettre en place pour réduire leurs coûts, la proposition des professionnels du métier pour la promotion des matériaux locaux améliorés qui puissent être à la portée du grand nombre des Tchadiens et la stratégie pour faire face avec efficacité aux effets de changement climatiques sur les personnes physiques, les villes, villages, les infrastructures et les moyens de subsistance, ont été egalement débattus.

Les Conseillers de la République ont demandé au gouvernement de renforcer les politiques d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques ; de promouvoir les matériaux locaux durables et accessibles en fonction des zones géographiques, de  valoriser des savoirs traditionnels en matière d’habitat..

Le président du CESCE, Dr Ahmat Mbodou Mahamat a soutenu que le thème de cette session n’est pas fortuit ni circonstanciel mais répond à une urgence nationale et mondiale. Car, le Tchad subit les effets du changement climatique marqué par l’avancée galopante du désert, des inondations récurrentes, la variabilité accrue des pluies, le vent violent, le soleil brulant et la raréfaction des ressources naturelles. « Face à ces défis, nous ne pouvons pas rester spectateurs. La résilience n’est pas une option ; elle est une nécessité vitale. Elle implique une transformation profonde de nos politiques publiques, de nos modes de production, de nos systèmes d’habitats et de notre rapport à l’environnement », recommande-t-il.

Une habitation de choix

L’habitat durable qui est au cœur des préoccupations des conseillers selon le président de l’institution, n’est pas seulement une question de toit ou d’architecture. Il est selon lui, un droit humain fondamental garantissant la sécurité, la dignité humaine et l’accès aux services de base essentiel pour la santé et le développement durable. « Construire durablement, c’est protéger nos populations contre les catastrophes naturelles, c’est réduire les coûts énergétiques, c’est préserver nos ressources pour les générations futures », a-t-il conseillé.

Dans un contexte où des milliers de populations vivent dans des habitations précaires, le Conseil Economique Social, Culturel et Environnemental appelle à la mise en œuvre effective des textes du pays pour transformer et promouvoir le secteur de l’habitat, adapté à la résilience climatique au profit des personnes à faibles revenus.

C’est dans ce sens que les conseillers de la République insistent sur la nécessité d’un multilatéralisme efficace et de partenariat publics-privés pour financer des solutions de logement abordables. « Depuis 2010, le Tchad a établi un cadre légal sur les principes fondamentaux du financement et de la promotion de l’habitat, afin de définir un mécanisme de financement de l’habitat qui se compose de trois fonds : le fonds de promotion de l’habitat, le fonds de garantie des prêts et du fonds de bonification des intérêts », a rappelé Dr Ahmat Mbodou Mahamat.

Yonwa Maïlébélé

 

 

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